samedi, avril 20, 2024

Ouverture des frontières turques : l’Europe fait-elle face à une nouvelle crise migratoire ?

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L’Europe est peut-être face à une nouvelle crise migratoire de très grande ampleur, semblable à celle de 2015. Des milliers de migrants tentent de rallier la Grèce par bateaux. Depuis vendredi, 1300 personnes ont débarqué sur les îles de la mer Egée, parfois repoussés par des habitants en colère. On a entendu des cris, des tirs, des scènes très violentes. Conséquence de la décision turque d’ouvrir ses frontières vendredi. Pourquoi a-t-elle pris cette décision ? Il y a plusieurs raisons.

Du chantage

D’abord, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, cherche à avoir l’appui de l’Europe, dans la guerre qu’il a entamé contre le régime syrien de Bachar El-Assad. C’est donc une forme de chantage. Votre soutien, ou vous aurez une nouvelle crise migratoire.

« Vous allez prendre votre part du fardeau »

Ensuite, le Président turc reproche à l’Europe de ne pas tenir ses engagements financiers. Depuis 2016, l’Union Européenne a convenu avec la Turquie qu’elle accueillerait une grande partie des réfugiés syriens, 4 millions de personnes actuellement, en échange d’un aide de 6 milliards d’euros. Selon Erdogan, l’Europe n’a pas versé la totalité des sommes. Ce que les autorités européennes démentent. Il a donc décidé d’ouvrir les frontières, et de laisser passer à nouveau les flux de demandeurs d’asile potentiels. « Après que nous avons ouvert les portes, les coups de téléphone se sont multipliés. Des chefs européens, pour nous dire, « Fermez les portes ». Je leur ai dit, « C’est fini », les portes sont désormais ouvertes, maintenant vous allez prendre votre part du fardeau », a-t-il déclaré.

Rassurer sa propre population

Enfin, avec cette opération, on suspecte le président de Turquie de chercher à rassurer sa propre population, qui s’inquiète de la proportion de migrants présente sur le territoire. Ce n’est pas la première fois que Recep Tayyip Erdogan utilise le pacte migratoire noué avec l’Europe, pour faire pression sur les 27 Etats-membres. Il l’avait fait en octobre dernier, quand il avait lancé une autre offensive contre les Kurdes présents à la frontière avec la Syrie.

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