Diagnostique de la filière lait, fonio, et maïs dans la région de Kolda

Ne ratez pas!

Diagnostiquer la situation actuelle de la filière lait et du fonio et le maïs dans la région de Kolda, cela en identifiant les besoins d’accompagnent des producteurs pour la professionnalisation des filières lait et céréales. C’est l’objectif d’un atelier de deux jours regroupant les acteurs de ces filières et les techniciens clôturé ce mardi à Kolda dans les locaux de l’Ong Aide et Action.

A Kolda, région d’élevage par excellence, la filière lait est reconnue comme porteuses de croissance. Aujourd’hui 15 unités de transformation du lait sont répertorier dans la région, 2 coopératives de producteurs et 13 transformateurs sont connus. Mais le lait est une production saisonnière: il devient abondant durant l’hivernage avec la disponibilité du pâturage.

Cette période de surproduction pousse les producteurs à détruire le surplus, faute de possibilité de conservation. A l’inverse de la saison sèche où, faute d’entretien des vaches, le lait connait une rupture et certaines laiteries ont recourt à l’importation. Les contraintes sont aussi dues aux difficultés d’accès aux concentrés – grains de coton, tourteaux d’arachides, sésame -, déficit de renforcement des capacités et suivi des éleveurs à côté du problème d’hygiène de la traite et de la difficulté d’accès au crédit.

Des solutions ont été proposées pour booster cette filière porteuse, mais encore sous exploité. Il s’agit d’améliorer la conduite des troupeaux, l’équipement en matériel de collecte et en moyen de transport adaptés et promouvoir l’esprit entrepreneurial, aider à la mise en place d’un crédit adapté et la spécialisation des producteurs entre autres. Il y a aussi le fait d’arriver à la labellisation du lait de la race «ndama», le cheptel local, mais aussi et surtout renforcer la formation des éleveurs pour l’émergence d’un nouveau producteur de type nouveau.

Maïs et Fonio pour un nouveau départ

Le maïs reste la première production de céréale au monde, mais au Fouladou, il occupe la quatrième place. Et pour tant le taux d’occupation des terres n’atteind pas les 50%. Cette céréale souffre d’un manque d’organisation professionnelle dynamique, mais aussi et surtout de la vétusté et de l’insuffisance de matériel.

Pourtant les atouts ne manquent pas pour le développement de cette céréale. Ils ont pour nom, la disponibilité de terres fertiles, la pluviométrie favorable, maitrise des itinéraires et technique de production de maïs; existence des institutions de micro-finances, existence d’organisations transformatrice de céréale ; existence de structures d’encadrement (Service Techniques, ONG, Projets Privés), existence de main-d’œuvre active (70% de jeunes), existence de centre formations pour la transformation et la consommation, (CEDAF et CRETF).

Le fonio n’est pas mieux lotit. Cette culture est marginalisée dans les efforts fournis pour développer l’agriculture. Or que d’atouts en faveur de son développement: la disponibilité de terres mise en jachère, faible compétition à modéré sur les surfaces des spéculations traditionnelles. A cela s’ajoutent le fait c’est une céréale très sobre pour l’eau et intrants chimiques (engrais), l’existence de la décortiqueuse de fonio ‘’la SANOUSI’’, le facile accès au marché bio et commercialisable dans le marché équitable, la demande en travail faible.

Céréale bien ancrée dans les habitudes alimentaires de la plupart des pays de l’Afrique occidentale le fonio possède des qualités culinaires et nutritionnelles très riches. C’est la céréale la plus riche «en méthionine avec 5,6 mg\10». (La méthionine est un acide aminé indispensable à la croissance et à l’équilibre de l’organisme humain.).

Céréale possédant des vertus thérapeutiques, utilisée dans la préparation de certains médicaments, entre autres le traitement de météorisme intestinal, la constipation, les traitements diurétiques et le diabète etc. Le fonio est très digestive et excellente pour ceux qui sont soumis à un régime alimentaire spécifique.

Des solutions ont été proposées pour régler le problème des semences et renforcer la professionnalisation des producteurs en accompagnants leurs dynamiques d’organisation. L’existence des institutions de micro-finances, d’organisations transformatrices de céréale, de structure d’encadrement (Service Techniques, ONG, Projet) peuvent aider à booster la filière. Un comité pour finaliser les propositions du plan d’action a été mis en place.

Abdou Diao / koldanews

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles récents

Notre sélection pour vous