PNDSS (2019-2028) : Les contraintes à l’accès à la couverture sanitaire universelle

Le plan national de développe-ment sanitaire et social (Pndss) pour les 10 prochaines années a été lancé hier. Ce nouveau plan vise à consolider les acquis, mais aussi à développer de nouvelles initiatives pour permettre aux populations d’avoir accès à des soins de qualité.

Le Plan national de développement sanitaire et social (Pndss)2019-2028, troisième du genre, constitue le document de référence en matière de politique de santé et d’action sociale du gouvernement. Il repose sur la vision d’un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités bénéficient d’un accès universel à des services de santé et de l’action sociale de qualité, sans aucune forme d’exclusion, et où il leur est garanti un niveau de santé et de bien-être économiquement et socialement productif. Cependant, il y’a des contraintes qui empêchent l’accès à la couverture sanitaire universelle.

Parmi ces contraintes, il y a la hausse des maladies non transmissibles, l’effectivité de la carte sanitaire, la disponibilité des médicaments et autres produits de santé de qualité, la protection sociale et le renforcement de l’assurance maladie. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, estime que c’est un travail bien élaboré de manière très inclusive. «Tous les acteurs du système de la Santé et de l’action sociale se sont mis autour des problématiques de ce secteur pour sortir un plan décennal.», explique-t-il. A l’en croire, ce plan est un élément de balise qui permet dans la décennie de faire un travail remarquable dans le secteur pour viser l’accès universel aux services de santé et d’action sociale.

Interpellé sur le budget de ce plan décennal, Diouf Sarr répond : «Un plan, par définition, est glissant ; c’est dans le long terme. Ce qui est important, c’est la progression remarquable du budget de la santé. En 2012, il tournait autour de 109 milliards de francs CFA ; aujourd’hui, nous frôlons les 200 milliards. Vous voyez qu’il y a une augmentation exponentielle. Donc à long terme, il faut éviter de parler de chiffres. Ce qui est important, c’est la trajectoire et l’objectif in fine pour atteindre la couverture sanitaire universelle», souligne Abdoulaye Diouf Sarr.

12 MILLIARDS POUR LE RENFORCEMENT  DU PLATEAU MÉDICAL

Malgré les avancées notées dans le domaine de la santé, il y a lebplateau médical qui doit être renforcé avec des nouvelles technologies à la pointe. Pour cela, un budget de 12 milliards de francs CFA sera dégagé pour le renforcement dudit plateau. «Le chemin est long, mais nous sommes en train de renforcer le plateau médical. Nous avons 12 milliards de FCFA pour renforcer le plateau médical de tous les hôpitaux, de Tambacounda à Dakar»,promet-il.

Selon lui, la médecine et la science relèvent de manière générale de la logique. «L’actionsociale n’est pas le parent pauvre,elle est en train de travailler avecla santé dans une dynamique cohérente. Ce sont deux éléments qui constituent un binôme inséparable. Nous sommes sur la voie pour faire un système de santé pertinente», souligne-t-il.

( Mame Diarra DIENG ) / l’AS

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