Conférence internationale à Dakar : Politique de la Recherche et le Développement en Afrique

Au moment où dans plusieurs pays africains, y compris au Sénégal, les dirigeants n’ont que le mot ” émergence » à la bouche, il y a un élément essentiel de ce processus qui est rarement évoqué dans les discours officiels. C’est le rôle fondamental de la science et de la technologie dans le processus de développement. En effet, les pays dits ” développés » ou ” émergents » sont tous caractérisés par un niveau assez élevé de développement technologique et scientifique. Ce niveau lui-même est lié à leur degré d’industrialisation sans laquelle le développement technologique et scientifique de haut niveau n’est pas possible.

Donc, qui dit ” émergence » dit industrialisation et qui dit industrialisation dit développement scientifique et technique dans le cadre de la politique de Recherche-Développement (R&D). Mais la R&D exige des moyens importants, tant sur le plan matériel que financier. Or, les pays africains, pris individuellement, ne disposent pas des moyens qu’exige une véritable politique de R&D.

Comme on le constatera dans la présentation de ce ” samedi de l’économie », les pays africains sont loin, très loin derrière le reste du monde. Quand on apprend que de petits pays à eux seuls dépassent de loin toute l’Afrique réunie en matière de R&D, on réalise alors l’énormité du chemin à parcourir. Mais le retard de l’Afrique dans ce domaine n’est pas seulement dû à une question de moyens. Il résulte également d’un manque de vision. En effet, une telle politique doit s’inscrire dans une vision à long terme de profonde transformation économique, scientifique et culturelle. Malheureusement, la plupart des pays africains n’ont pas de politiques de développement technologique et scientifique à long terme. Pis encore, ces politiques dépendent souvent des financements erratiques des ” partenaires au développement » bilatéraux ou multilatéraux. Le résultat est que ces derniers tendent à orienter les recherches en fonction de leur propre agenda, dans le sens qui leur convient.

Ainsi, les pays africains font-ils face à des handicaps majeurs dans leur volonté de devenir ” émergents ». Que faut-il faire pour surmonter ces handicaps ? Est-il possible de combler le retard de l’Afrique dans un avenir prévisible ? Comment ?

Voilà des questions fondamentales qui méritent une réflexion approfondie et des réponses sérieuses. Car les enjeux dans ce domaine sont énormes et leur solution exige des ruptures radicales sur le plan de la conception des politiques de développement et sur la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre de ces politiques. Une prise de conscience de la nécessité d’investir massivement dans la R&D fait partie de ces ruptures. Mais cela soulève la question fondamentale du pool des moyens, donc de l’intégration et de la coopération au niveau sous-régional et continental. Toutes ces questions et d’autres seront abordées par le Conférencier.

Le Conférencier

Pour introduire ce sujet, la FRL et ARCADE ont invité un jeune chercheur en la personne de Fary Ndao. Il est Ingénieur-Géologue Junior, spécialisé en Géologie pétrolière et minière.

Fary Ndao est titulaire d’un Diplôme de l’Institut des Sciences de la Terre (IST) de l’UCAD. Auparavant, il avait étudié à l’Université Claude Bernard Lyon-1, en France, où il a obtenu une licence en Géosciences appliquées.

Au cours de ses études en France et au Sénégal, il a eu à effectuer plusieurs recherches. Son parcours professionnel est jalonné de plusieurs stages, dont celui effectué à Petrosen où il s’est occupé d’interprétations sismiques.

En dehors de ses activités professionnelles, Fary Ndao est un panafricaniste engagé. A ce titre, il a été membre d’un Think-Tank panafricain, TerangaWeb/l’Afrique des Idées, pour lequel il a écrit plusieurs articles entre 2011 et 2014. Il est également membre d’un club de réflexion panafricaniste, ” Africa Sini » ou Afrique Avenir.

Source:dernieremunite.sn

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