Home Actualité International Sommet de l’Otan – La police déploie un dispositif anti-drones

Sommet de l’Otan – La police déploie un dispositif anti-drones

(Belga) Les zones de police locale de Bruxelles-Capitale/Ixelles et d’Anvers ont mis en place un dispositif de lutte contre les drones pendant le sommet de l’Otan afin d’empêcher les drones civils de survoler ou de se trouver à proximité immédiate du site de l’Alliance atlantique, que ce soit intentionnellement ou non. La Garde républicaine de la gendarmerie française a prêté main forte dans ce cadre aux forces de l’ordre belges.

« La plupart du temps, il s’agit d’appareils appartenant à des citoyens qui ne sont pas au courant de la réglementation en vigueur », situe Ilse Van de Keere, porte-parole de la police bruxelloise. « Il est important de remarquer les drones très tôt, soit visuellement, soit en détectant les signaux envoyés entre l’appareil et la télécommande du pilote. Ensuite, le plus rapidement possible, il faut estimer les intentions du drone. » Si le dispositif s’approche malgré tout du périmètre de sécurité, la police doit également être en mesure de l’arrêter. Cela peut se faire de deux manières. « Premièrement, en interrompant la communication entre le pilote et la machine à l’aide d’un brouilleur pointé sur la menace. À ce moment-là, la plupart des drones passent en mode où ils retournent à leur point de départ, font du surplace ou amorcent un atterrissage en toute sécurité », détaille Ilse Van de Keere. Si le drone continue à voler, par exemple parce qu’il est préprogrammé, la police peut, dans un second temps, interférer avec les signaux GPS. « Dans ce cas, l’appareil est également arrêté et ne peut que dériver au gré du vent », explique la porte-parole de la police bruxelloise. « De tels ‘droneguns’ électroniques ne peuvent et ne pourront dans la législation actuelle être déployés que par les unités spéciales de la police fédérale, et ce dans des conditions très strictes. » « Une fois que le drone est fixé dans les airs, il reste finalement deux options », poursuit Ilse Van de Keere. « Soit attendre que la batterie soit déchargée et l’appareil procède alors à un atterrissage normal. Soit la machine est retirée des airs de manière contrôlée avec un lanceur de filet. Grâce à un parachute, même un drone empêtré dans un filet peut faire un atterrissage raisonnablement doux », assure-t-elle. (Belga)

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