Les autorités et acteurs de Mbour unis pour vaincre la pandémie du Covid 19

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Non à la propagation du coronavirus. Au niveau du département de Mbour (ouest), les autorités et autres acteurs de la lutte contre le coronavirus sont à pied-oeuvre pour faire face ’’efficacement’’ et ‘’dans la rigueur’’, à cette maladie qui est devenue une pandémie.

Face à la propagation continue du coronavirus sur la Petite-Côte, le préfet du département, Mor Talla Tine, dont le ’’souci principal’’ est de ‘’freiner’’ cette épidémie, a promis une ‘’tolérance zéro’’ à toutes les personnes qui ne respecteraient pas les mesures édictées par les autorités compétentes.

En effet, le COVID-19 commence à devenir un véritable casse-tête pour les personnels de santé à Mbour où une clinique pédiatrique a été obligée de fermer ses portes pour avoir reçu, en consultation, une italienne qui serait porteuse dudit virus. Aujourd’hui, les employés de cette structure sanitaire mis en quarantaine.

‘’Des mesures sont déjà prises en rapport avec tous les services compétents, pour qu’il n’y ait plus de rassemblement et autres manifestations. Même au niveau des différentes plages, des mesures seront prises’’, avait affirmé le chef de l’exécutif, lors d’une récente réunion du Comité départemental de gestion des épidémies (CDGE) dont il est le président.

Selon Mor Talla Tine, pour qui le combat contre cette pandémie concerne tout le monde, le contrôle du service départemental du commerce sera ‘’renforcé’’ afin que la distribution du pain ne se fasse plus avec des taxis clandos. Il estime que la fabrique, la distribution et la vente de pain doivent être réorganisées dans ce contexte de propagation du COVID-19.

‘’Pour ce qui concerne les daara (écoles coraniques), on va voir avec leurs responsables quelle est la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour prémunir les apprenants de cette maladie’’, a-t-il par ailleurs indiqué.

‘’C’est sûr que l’Etat va faire quelque chose pour appuyer le département de Mbour dans la prise en charge de la maladie, mais l’Etat, à lui seul, ne peut pas tout faire. Donc, tout autre appui nous sera utile’’, a lancé Mor Talla Tine.

Le médecin-chef du district sanitaire de Mbour, Dr Fatma Fall, estime qu’il faut prendre des ’’mesures drastiques’’ par rapport aux rassemblements de personnes surtout au niveau des marchés parce que, selon elle, le premier cas de cette maladie a été découvert dans un marché en Chine.

Du côté du service départemental des pêches et de la surveillance, le responsable, Alioune Mbaye a invité les autorités administratives à réfléchir sur une éventuelle fermeture des quais de pêche, notamment ceux de Mbour et de Joal-Fadiouth, ces pôles d’attraction où l’affluence est sans commune mesure.

‘’Au niveau des quais et des marchés où l’on vend du poisson, particulièrement au niveau des aires de transformation de produits issus de la mer, les gens viennent de partout pour s’approvisionner en produits halieutiques. Il faut surtout mettre l’accent sur la formation et la sensibilisation des acteurs et autres usagers’’, a plaidé M. Mbaye.

Tout comme les sites de transformation et autres quais de pêche, le chef du service départemental des pêches et de la surveillance de Mbour signale que les pirogues comme les sennes tournantes, communément appelées ‘’fil à tourner’’, qui emploient au moins une trentaine de pêcheurs, sont de sources de contamination du coronavirus.

De son côté, le directeur de l’établissement public de santé (EPS1) de Mbour, Dr Fatou Diop, a invité les responsables des collectivités territoriales, les bonnes volontés et autres entreprises, dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), d’appuyer le Comité de gestion et de riposte du COVID-19 de l’hôpital et les autres structures sanitaires du département.

A l’image du chef du service départemental des pêches et de la surveillance, Dr Diop a pris des mesures allant dans le sens de réduire le nombre d’accompagnants et le personnel médical dont la présence à l’hôpital n’est pas indispensable.

Le chef du service départemental du commerce, Oumar Sèye, quant à lui, a relevé une spéculation dans la vente de produits d’hygiène et autre gel hydro-alcoolique.

Selon lui, le gel de 95 ml qui se vendait à 500 francs CFA l’unité est maintenant cédé entre 1000 et 1500 francs CFA. Celui de 250 ml, habituellement vendu à 1490 où 1500 francs CFA, est aujourd’hui vendu entre 6000 et 8000 francs CFA.

‘’J’ai même fait le constat au niveau d’une pharmacie de la place’’, a-t-il dénoncé. D’où la réaction du docteur Dia de l’Ordre national des pharmaciens du Sénégal, section Mbour qui signale que ‘’la spéculation de certains produits ne concerne pas les pharmacies, parce que les prix sont homologués pour les officines’’.

Si au niveau des mosquées, les rassemblements et autres prières ne sont plus admises, du côté de l’église on a suspendu tous les offices religieux depuis le 17 mars dernier et ce, jusqu’au 12 avril prochain.

‘’Les évêques demandent que les morts soient acheminés directement au cimetière avec les membres restreints de leur famille et de leur communauté’’, a rappelé le curé de la Paroisse Sainte-Marthe de Mbour qui, appelant à une ‘’citoyenne religieuse’’, souhaite un accompagnement des services de santé et de leurs personnels.

APS

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