dimanche, juillet 25, 2021

Coronavirus : les employés des supermarchés de Pékin obligés de porter des combinaisons pour travailler

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Tous les moyens sont bons pour se protéger contre le le Covid-19. Si l’épidémie de coronavirus semble se résorber à Pékin, la ville s’inquiète d’une réapparition trop rapide des foules, qui viendrait enrayer la tendance. Sa solution : limiter le nombre de personnes dans les parcs, supermarchés et cinémas.

En Chine, où la maladie Covid-19 a tué près de 2.800 personnes, le nombre quotidien de nouvelles contaminations est en forte baisse, car la plupart des commerces restent fermés et les gens sont encouragés à rester chez eux. Mais Pékin n’entend pas relâcher la pression. Car un nouveau foyer d’infection a encore été détecté cette semaine dans la capitale, et deux décès supplémentaires enregistrés vendredi.

Les autorités viennent ainsi d’annoncer de nouvelles règles pour éviter les rassemblements ou les concentrations de gens dans la ville de 21 millions d’habitants. À commencer par les supermarchés: ceux-ci doivent désormais garantir une surface moyenne minimale de deux mètres carrés par client. En clair, un magasin de 100 mètres carrés pourra en accueillir 50. Une mesure qui impose aux acheteurs de faire la queue à l’entrée. Et aux commerces de compter les personnes à l’intérieur. « Ceux qui veulent acheter quelque chose en vitesse, ça peut les refroidir« , explique Jia Hongye, employée d’un supermarché de la chaîne locale Jingkelong.

Des bandes adhésives pour garder ses distances

Dans son magasin, seules 12 à 13 personnes sont autorisées à faire leurs courses en même temps, précise-t-elle à l’AFP. Devant les caisses, des employés ont posé sur le sol des bandes adhésives, espacées d’un mètre, pour rappeler aux clients de garder leurs distances. À l’entrée d’un autre supermarché, le personnel distribue aux acheteurs des badges d’accès, qu’ils doivent remettre à la sortie. Ces passes sont ensuite trempés dans du désinfectant et remis aux consommateurs suivants.

« Seul un tout petit nombre de personnes » se plaignent, car la plupart des clients sont désormais « très sensibilisés » aux règles d’hygiène après un mois d’épidémie, explique à l’AFP une employée. Pour éviter la formation de foules, les autorités de Pékin ont par ailleurs durci l’admission dans les parcs, notamment avec la douceur printanière qui revient.

Les restrictions sont « nécessaires »

Jeudi, celui de Beihai, juste à côté de la célèbre Cité interdite, était ainsi pratiquement désert. « D’habitude, c’est très animé ici« , explique Shang Lihua, une dame de 70 ans, qui d’ordinaire retrouve ici d’autres personnes âgées pour chanter et danser. Avec « la situation qui s’améliore« , elle a voulu venir jeter un oeil et se dégourdir les jambes, une première depuis le début de l’épidémie.

Les restrictions sont « nécessaires« , estime un peu plus loin M. Li, 62 ans. Il peste contre la poignée de visiteurs ne portant pas de masques ou crachant par terre. Les entreprises, elles, sont sous pression pour prévenir toute nouvelle contamination, tout en reprenant progressivement le travail. Les cinémas sont ainsi autorisés à rouvrir. Mais ils ne pourront vendre que des places espacées les unes des autres.

Un coût pour les commerçants

Certains immeubles de bureaux ou d’habitation, eux, limitent désormais à cinq ou six le nombre de personnes pouvant emprunter les ascenseurs. « Nos coûts ont augmenté« , se plaint de son côté Zhi Yuan, le patron d’un salon de coiffure. Pour assurer la sécurité des clients, il utilise des serviettes jetables, désinfecte les lieux toutes les deux heures, et porte un masque chirurgical. Des dépenses supplémentaires consenties alors que le nombre de clients quotidiens, lui, est en baisse: il est passé de 100 en temps normal à moins de 50 actuellement. « On ne fait aucun bénéfice« , déplore Zhi Yuan.

De nombreux commerces doivent également limiter leurs horaires d’ouverture, comme au marché de produits frais de Sanyuanli. « Dans notre secteur, on se retrouve en première ligne« , explique à l’AFP M. Wu, le directeur, expliquant que les vendeurs sont au contact de clients potentiellement infectés. « On a pas mal de pression. Mais ça reste supportable car les horaires de travail ont été réduits de trois heures. »

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