Journée mondiale de lutte contre le cancer : Près de 1200 cas de cancer du col de l’utérus détectés chaque année au Sénégal

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (Lisca) a organisé hier une conférence sur le thème : «Prévention, diagnostic et prise en charge du cancer du col de l’utérus». Au Sénégal,près de 1.200 cas de cancers de col sont détectés chaque année.

Les cancers gynécologiques, notamment le cancer du col de l’utérus, font des ravages au Sénégal. D’après les résultats d’une étude présentés hier par la Lisca, le nombre de cas de cancer du col de l’utérus continuerait d’augmenter, particulièrement dans les pays en développement. L’incidence annuelle estimée dans les pays les moins développés du monde représente aujourd’hui plus de 450.000 cas, avec plus de 240.000 pour la mortalité. Plus de 88% des décès à travers le monde ont été enregistrés dans les pays en développement. Et d’ici 2030, il est prévu qu’ils atteignent au moins 98%. Au Sénégal, il n’y a pas de programme national de prévention du cancer du col de l’utérus alors que c’est un problème majeur de santé publique, étant un des cancers les plus fréquents avec 1195 nouveaux cas par an et une mortalité annuelle d’environ 66%. Le diagnostic est souvent établi chez les femmes à des stades avancés; et seules 10% des patientes traitées à l’institut Joliot-Curie de Dakar sont à un stade I de cancer invasif. L’objectif de la Lisca, selon sa présidente le Dr Fatma Guenoune, est de multiplier se sactions d’information, de sensibilisation, de plaidoyer et de promotion du dépistage organisé des différents cancers. «Dans sa lutte contre le cancer du col de l’utérus, la Lisca a eu à faire une formation aux techniques de formation de dépistage du col de l’utérus par l’inspection aux traitements par la chimiothérapie. Ainsi, 1.077 sages-femmes ont été formées, avec 12.025 femmes dépistées, avec 23 appareils decryothérapie et 10 colposcopies offertes», soutient-elle. Elle atenu à rappeler que la lutte contre le cancer n’est pas seulement une affaire du gouvernement, mais celle de tous. Aussi invite-t-elle les populations à respecter l’ensemble des dispositifsde prévention et de dépistage du cancer. Considérant que le Sénégal est soucieux de la transition épidémiologique, la directrice de la Santé Dr Marie Khémess Ngom rappelle l’existence des maladies transmissibles au traitement d’accès facile et des maladies non transmissibles, notamment le cancer dont le traitement est très onéreux. «Nous avons introduit dans le Programme élargi de vaccination (Pev) deux vaccins, notamment contre l’hépatite B que l’on va pratiquer sur les enfants dès leur naissance et le papillo-mavirus humain que nous avons testé au centre de santé Philipe Maguilène Senghor», souligne-t-elle avant d’ajouter : «Tout cela pour accentuer sur la prévention, sans oublier le grand défi qui est la prise en charge des malades. En 2019, un budget d’un milliard de FCFA a été mis à la disposition du secteur de la santé pour la chimiothérapie. Un comité technique a été mis en place parce qu’au-delà des cancers gynécologiques, il y a d’autres cancers, pour pouvoir faire la répartition de façon très efficiente. Nous voulons sensibiliser les populations pour leur dire que tout ce qui concerne le cancer est correctement pris en charge au sein de notre pays», rassure Dr Khémess Ngom.

( Mame Diarra DIENG )

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