Mary Teuw Niane juge «inadmissible» la baisse de son budget

Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de l’innovation et de la recherche a fait part de ses inquiétudes par rapport au budget de fonctionnement qui lui sera alloué. C’était lors de l’atelier de validation de la lettre de politique générale qui a réuni son ministère et ceux de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation et de l’Economie, des finances et du plan. Dans le document, il est clairement indiqué que son ministère aura 30,2% de dépenses de fonctionnement en 2018 ; 20,1% en 2019 ; 18,4% en 2020 ; 17,2% en 2021 et 16,2% en 2022. Une baisse drastique en 5 ans en valeur relative. Ce que Mary Teuw Niane juge «inadmissible». Et pourtant, si l’on se fie au même document, le ministère de l’Enseignement supérieur, qui est à 195,7 milliards de F CFA en 2018, aura 252 milliards de F CFA en 2019, 255 milliards de F CFA en 2020 et 233,6 milliards F CFA en 2021 et 238,1 milliards de F CFA en 2022.

Avec un budget global tournant autour de 715 milliards de F CFA en 2018, qui devrait atteindre 2 258 milliards F CFA en 2030, ces différents ministères entendent relever les défis qui les attendent.

Des incohérences que le coordonnateur général de la direction générale de la Planification et des politiques économiques au niveau du ministre de l’Economie, des finances et du plan, Mayacine Camara, a identifiées comme problème de calcul. «Il peut y avoir une baisse relative, mais en termes de valeur absolue, aucun budget n’a baissé. La baisse relative, c’est un problème de calcul. Quand les autres augmentent plus vite que n’augmente la proportion qui vous est réservée, vous risquez d’avoir une baisse relative, mais le budget a augmenté», a-t-il expliqué. En tout cas, M. Camara recommande, face à l’incohérence de statistiques notées, un dispositif qui centralise l’ensemble des infos ayant trait à la formation, l’éducation et l’alphabétisation. «Nous avons besoin d’avoir un dispositif unifié qui nous permette, de l’enseignement primaire jusqu’à l’université, d’avoir le même profil de collecte d’infos et de collecte pour avoir les mêmes indicateurs et cibler nos objectifs. Avec cela, nous pouvons bâtir des politiques publiques beaucoup plus robustes…», a-t-il indiqué.

Le Quotidien