Home International Afrique Ouganda: Poursuite du vote pour les élections générales à Kampala.

Ouganda: Poursuite du vote pour les élections générales à Kampala.

Les opérations de vote en Ouganda ont repris vendredi matin dans une trentaine de bureaux de la capitale, des retards importants jeudi ayant empêché de nombreux électeurs de choisir leurs président et députés, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le premier tour de ces élections générales a été pour le moins chaotique jeudi: de nombreux bureaux de la capitale et du district de Wakiso (au nord-ouest de Kampala) ont ouvert plusieurs heures après le début du scrutin, provoquant des heurts entre des électeurs criant à la fraude et des forces de sécurité déployées en nombre.

Au total, 36 bureaux de vote ont ouvert vendredi matin. C’est le cas à Ggaba, un des quartiers où la tension a été la plus vive, la police dispersant avec des grenades lacrymogènes des électeurs frustrés et en colère.

« Je suis en âge de voter et donc je veux accomplir mon devoir électoral », expliquait Ronnie, un étudiant de 22 ans qui, malgré les heurts de la veille, s’est remis dans la file d’attente vendredi matin à l’aube.

Kampala est réputée acquise au candidat de l’opposition Kizza Besigye, principal rival du sortant Yoweri Museveni qui, à 71 ans dont 30 passés à la tête du pays, brigue un cinquième quinquennat.

« Pourquoi, ici à Kampala, où siège la commission électorale, un bureau ne recevrait pas les bulletins de vote alors qu’ils pourraient être acheminés à pied depuis les locaux de la commission ? » s’est interrogé M. Besigye. Ce dernier a été brièvement interpellé jeudi soir, pour la deuxième fois en une semaine.

Dans un entretien à l’AFP peu après sa libération, M. Besigye a assuré avoir reçu « des informations très sûres et corroborées sur des opérations de truquage du scrutin en cours dans une maison » à Kampala.

« Il nous est apparu très clairement qu’il s’agissait d’une opération impliquant des policiers », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la police, Patrick Onyango, a rejeté ces accusations en bloc, ajoutant que M. Besigye avait été arrêté « pour violation de propriété puis relâché sous caution ».

L’opposition, même si elle n’a pas réussi à s’accorder sur une candidature unique, espère pousser le président Museveni à un second tour inédit dans ce pays enclavé d’Afrique de l’Est, qui n’a jamais connu d’alternance politique pacifique depuis son indépendance en 1962.

Les sondages prédisent une victoire dès le premier tour, avec 51% des voix, pour M. Museveni. Le président est encore très populaire dans les campagnes et bénéficie de la puissance financière et du savoir-faire électoral de son parti, le NRM.

Le dépouillement a débuté jeudi après-midi dans la plupart des 28.000 bureaux de vote. Au dernier décompte, portant sur un peu moins de 25% des bureaux de vote, Museveni était en tête avec 62% des voix.

Les résultats de la présidentielle devraient être connus samedi.

Source: RTLInternational

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