La fermeture des points de passage entre le Sénégal et la Guinée Conakry par arrêté du gouverneur de la région de Kolda, précédée par celle du marché hebdomadaire de Diaobé par arrêté du préfet du département de Vélingara suite à l’apparition du virus Ebola en Guinée, a certes des impacts sur la protection des populations contre un éventuel risque de contamination de cette maladie ,mais également sur l’économie locale, à en croire les autorités municipales de la commune de Diaobé-Kabendou.
Place de la gare routière de la Guinée Conakry, des véhicules stationnés, des chauffeurs en discussion sur le sujet de la maladie en Guinée, des clients ou passagers qui semblent être rattrapés par la fermeture de la frontière affichent une inquiétude, même si certains demeurent fatalistes face à la situation qui prévaut dans ce pays voisin.
Quelques rares personnes s’activent autour du petit commerce et la plupart de commerçants ou commerçantes qui viennent d’horizon divers, l’heure n’est pas au grand rendez-vous habituel de veille de louma (marché) ou de lendemain de louma.
« Nous sommes ici et nous attendons des clients et c’est très difficile car nous ne savons à quand la fin du cauchemar. J’avoue que j’ai appris la nouvelle avec une grande inquiétude. Nous sommes en contact permanent avec nos familles en Guinée, moi je fais Conakry –Diaobé et sur le plan financier c’est un véritable manque à gagner pour nous » confie S Ba un transporteur de taxi communément appelé « sept places » qui assure la liaison Diaobé –Conakry.
Non loin de là, un groupe de commerçantes de pâte d’arachide et d’huile de palme discute. C’est le même son de cloche.
« Nous avons des produits qui risques de se gâter entre nos mains car ici l’autre difficulté c’est la conservation qui fait défaut et si la marchandise n’est pas écoulée, c’est des pertes énormes » rajoute Hady.
Du coté de la municipalité , le secrétaire municipale Ibrahima Diaby interrogé déclare « si les choses perdurent nous risquons de fermer les portes et comme vous l’avez constaté, c’est le calme plat et nous ne sommes pas contre des mesures pour la protection des populations ,mais nous pensons qu’il faut également prendre en compte le commerce intérieur car vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a des commerçants qui viennent des autres localités du Sénégal pour des échanges à Diaobé et du coté de la frontière en plus on devrait mettre l’accent sur le cordon sécuritaire et aussi je pense qu’il faut faciliter la libre circulation des personnes et biens dans l’espace Ouest africain » .
De l’avis du secrétaire municipal « les échanges en matière de chiffre d’affaire dans la semaine varient entre 800 millions et 1 milliard 200 mille et particulièrement pendant les périodes de pointes notamment entre les mois de mars ,avril et mai , et enregistrons également 90 camions par semaines et une centaine de taxis en provenance de la Guinée ,les camions transportent des agrumes ,fruits du café etc. et l’échange se fait contre les produits sénégalais comme du poisson fumé ,l’arachide ,sel entre autres. »
KOLDANEWS



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