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Double meurtre dans les Cévennes: Valentin Marcone, « un homme frêle, calme et extrêmement courtois », selon son avocate

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Il avait fui dans la forêt cévenole après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, dans le village des Plantiers (Gard). Il avait ensuite été traqué plus de 350 gendarmes aidés de drones, d’hélicoptères et de chiens pendant 4 jours. Valentin Marcone, 29 ans, s’était finalement rendu sans résistance. « Excusez-moi, je me rends », avait-il lancé à l’égard des forces de l’ordre. L’homme a finalement été mis en examen pour « assassinats » et écroué. 

Il n’a pas encore pris l’ampleur de ce qui s’était passé

Après avoir un temps refusé son assistance, Valentin Marcone est désormais défendu par Me Hélène Mordacq. L’avocate, qui s’est confiée dans une interview donnée à nos confrères de France Bleu, décrit un « jeune homme frêle, calme, extrêmement courtois, trouvé dans une sorte de sidération ». « Je pense qu’il n’a pas encore pris l’ampleur de ce qui s’était passé. Le contact s’est établi facilement. Je lui ai proposé de garder le silence non pas parce qu’il ne souhaite pas coopérer, loin de là puisqu’il s’est déjà largement exprimé en garde à vue mais parce qu’il me semblait qu’à l’issue de ses trois jours de cavale et presque 48 heures de garde à vue, les conditions n’étaient pas les plus favorables pour s’expliquer devant un juge d’instruction sur des faits aussi graves », a-t-elle indiqué. 

Selon les premiers éléments livrés par le procureur de Nîmes, Valentin Marcone s’est rendu armé, le 10 mai dernier, sur son lieu de travail. « Il était muni d’une arme approvisionnée (…) en se rendant au travail et a dit avoir eu, le matin du drame, une altercation avec son employeur et un collègue à propos du paiement d’heures supplémentaires », a indiqué le procureur.  Avant de tirer, « il est passé par dessus un tapis entraînant des billes de bois, a ouvert sa combinaison et un deuxième vêtement pour prendre son arme, ce qui a pris un certain temps, a-t-il ajouté, en précisant que Valentin Marcone avait fait feu à « au moins trois reprises, voire quatre sur les deux victimes ».

Terré dans un trou à sanglier 

Sur sa personnalité, le procureur a précisé que rien ne permet de dire qu’il soit paranoïaque même s' »il ressentait de la peur vis-à-vis de certaines personnes du village avec lesquelles il avait pu être en conflit », ce qui l’avait conduit « à porter un gilet pare-balles au travail depuis près de trois ans et une arme de poing depuis plusieurs mois ».

Sur sa cavale, le magistrat a indiqué que les policiers avaient retrouvé « une arme de poing qui pourrait correspondre à l’arme du crime » et « des éléments » d’une « arme longue ».

Valentin Marcone a affirmé aux enquêteurs ne s’être déplacé qu’une fois, au début de sa fuite pour jeter ces armes car « il ne voulait pas faire de mal aux gendarmes ».

« L’arme de poing a été retrouvée dans un trou de châtaignier et les éléments de l’arme longue, mise en pièce, ont été jetés au niveau d’une paroi rocheuse quasiment inaccessible », a indiqué le colonel Michel. Le fugitif avait ensuite rejoint un trou à sangliers où il est resté terré. Cette cache « se trouvait à environ 600 mètres de son habitation », a-t-il précisé.

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