Transformation et conservation du lait à Vélingara Les femmes écartées de la filière ?

Avant que la conservation et la transformation du lait soit effectives dans le Fouladou, ce sont les femmes qui tiraient le peu de bénéfice généré par le lait : ce sont les femmes qui trayaient les vaches, transportent vers les marchés, vendent et empochent les recettes. Ce n’est plus le cas, selon Hawa Mballo habitant un village de la commune Kandia. Elle raconte : « Nous nous sentons poussées dehors depuis que le lait est devenu porteur de gros revenus. De la production, à la distribution en passant par le transport, il n’y a plus de femmes dans la chaîne. Toute la production de la famille est livrée à « Larogal », nous n’avons plus la possibilité de porter ne serait-ce qu’1 litre de lait caillé au marché de Vélingara et avoir un peu d’argent pour nos besoins propres. » « Larogal Aynakobé » est une unité d transformation du lait frais en lait caillé sucré pasteurisé. Il y en a une bonne demi-douzaine d’unité du genre dans le département. Et ce sont les hommes qui les fournissement en lait frais, en assurent la distribution, de même que la commercialisation, pour la plupart.

Babacar Diouf koldanews.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here