samedi, février 4, 2023

Coups et blessures volontaires : Le neveu et le supposé garde du corps de Me Ousmane Sèye risquent 3 mois de prison ferme

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Ibrahima Ndao, Mory Camara, Daouda Ndiaye, Mama Sarr et Mamadou Diagne ont fait face au juge du Tribunal d’Instance de Dakar hier lundi 28 février 2022. Ils sont poursuivis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de plus de 15 jours à l’encontre de Malick Sadi Ndiaye, Ibahima Cissé dit Iba et Gauthier Mandiouba. Ils risquent 3 mois de prison ferme si le juge suit la requête du parquet.

En effet, dans la nuit du 24 décembre 2021, les nommés, Ibrahima Ndao, Mory Camara, Modou Diagne avaient loué un appartement aux HLM Grand-Yoff et aux environs de 05 heures du matin, ils ont commencé à saccager ledit appartement.Le propriétaire, Adama Camara, a aussitôt appelé au téléphone le nommé Malick Sadi Ndiaye pour lui demander du secours. Arrivé sur les lieux, ce dernier a trouvé des jeunes en train de proférer des injures envers ses amis. Ils réussiront toutefois à les expulser.

Mais voilà que le 31 décembre, ces mêmes individus qui ont trouvé le sieur Malick Sadi en train de communiquer au téléphone, vont sérieusement le malmener, au point de lui faire perdre deux dents. Le même groupe ayant croisé sur son chemin les nommés Ibrahima Cissé, Cheikh Faye, Gauthier Mandiouba, va les attaquer  avec des armes blanches. Ces derniers seront  grièvement blessés avant d’être évacués au Samu Municipal.

À la barre, les prévenus ont tous nié les faits qui leur sont reprochés, soutenant que c’est la bande de Malick Sadi Ndiaye qui a plutôt engagé la bagarre.

Quant à Mamadou Diagne alias Mbeur,lutteur de son état, il a déclaré que ce sont les jeunes qui l’ont appelé pour qu’il puisse régler le problème. « Lors de l’altercation, la partie civile Malick Sadi Ndiaye était armée d’un coupe-coupe. J’ai arraché l’arme blanche et l’ai supplié de se calmer. J’étais juste venu pour arranger le problème », dira-t-il.

Interrogé, le plaignant Malick Sadi Ndiaye a fait clairement savoir à la barre que le groupe qui l’avait attaqué était au nombre de quatre. Il s’est défendu et au cours de la bagarre, il a reçu deux projectiles sur le visage. « Je suis alors parti chez moi chercher un coupe-coupe. L’un d’entre eux m’a fait savoir que cette affaire sera sans suite, car Mamadou Diagne dit ‘’Mbeur’’ était le garde du corps de Me Ousmane Sèye », raconte-t-il.

Témoin dans cette affaire, Djim Thiam, âgé de 26 ans, a déclaré avoir vu les deux camps s’affronter. Par la suite, il est intervenu pour les séparer. « Les jeunes étaient accompagnés du lutteur Mamadou Diagne dit ‘’Mbeur’’. Lors de l’altercation, j’ai vu ce dernier atteindre Iba avec une pierre et un autre qui a balancé un projectile sur la tête de Cheikh Faye », confiera-t-il.

Quant à Pape Daouda Ba, âgé de 34 ans, gérant d’une agence de production audiovisuelle, il relate que ce jour-là, il était chez un ami situé en face de la grande porte du terrain de Grand Yoff. « Tout d’un coup, j’ai entendu les échos de la bagarre et quand je suis sorti, j’ai trouvé Daouda Ndiaye juste devant la porte, une brique à la main. Je l’ai attrapé et j’ai récupéré la brique. Par la suite, j’ai aperçu  Ibrahima Ndao, Mory Camara et Malick Sadi Ndiaye dans une rude bagarre. C’est ainsi que je suis allé les séparer. Sur ces entrefaites, j’ai vu que Malick avait la bouche et le visage ensanglantés. Je l’ai fait entrer dans la maison. Quelque temps après, Mory Camara et Ibrahima Ndao sont venus accompagner leur ami blessé au visage. Et ils étaient accompagnés de Mamadou Diagne dit « Mbeur » », renseigne-t-il.

Selon l’avocat de la partie civile, les mis en cause étaient accompagnées de leur homme de main Mamadou Diagne dit ‘’Mbeur’’. C’est avec l’appui de ce dernier qu’ils ont pu blesser les plaignants. Sa participation aux faits est donc constante. Malick Sadi Ndiaye a reçu une brique en pleine figure. C’est donc une vendetta qui a été organisée. Et il demande en conséquence au juge de les déclarer coupables. « Mon client Malick Sadi Ndiaye s’est retrouvé avec 18 points de suture et deux dents arrachées avec une incapacité temporaire de travail de 18 jours. Sa famille a dépensé un montant de 1.300.000 F en frais médicaux. »  Suffisant pour la défense de demander qu’un montant de deux millions lui soit alloué. La robe noire a formulé la même demande pour Cheikh Faye et une somme de 1 million et demi pour Gauthier. La défense estime qu’il n’y a pas d’excuse de provocation.

Vu la gravité des faits, le substitut du procureur a requis 3 mois d’emprisonnement ferme contre tous les inculpés.

Prenant la parole, Me Abou Alassane Diallo, avocat de l’un des prévenus (Mama Sarr), estime que ce qui est grave dans cette affaire c’est que la République cautionne qu’il y ait des milices, alors que nous sommes dans un pays de droit. « Nous sommes à Grand-Yoff, une zone de non-droit. Les policiers ont déserté les lieux. C’est la partie civile qui a provoqué en premier. Cet acte est qualifié d’excuse de provocation. Compte tenu de la provocation répétée par la partie civile, je demande la relaxe de mon client Mama Sarr, mais si votre conviction est autre, de lui faire une application bienveillante de la loi pénale et de débouter la partie civile de toute ses demandes.

Quant à Me Mamadou Seck, il demande au tribunal de relaxer les prévenus sur le fondement de l’excuse de provocation.

Finalement, l’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 4 mars prochain.

DakarActu

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