Le dépôt des dossiers de candidature à la présidentielle 2019 à la Une des quotidiens

Les journaux parus ce 27 décembre 2018 ont largement relayé la phase ultime de dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et le démarrage du contrôle de leur validité par le Conseil constitutionnel.

La fin de la période de dépôt des dossiers de candidature ouvre aussitôt la voie à celle consacrée à la vérification de leur conformité avec la loi électorale sénégalaise dont la nouveauté, pour ces prochaines joutes électorales, réside dans l’application du parrainage intégral.

En vertu d’une révision constitutionnelle adoptée le 19 avril 2018, les candidats à l’élection présidentielle doivent obtenir un parrainage d’au moins égal à 0, 8 % et de 1 % au maximum du corps électoral.

Le parrainage était jusque-là réservé aux candidatures indépendantes. Les parrainages de chaque candidat doivent être collectés dans sept régions au moins, à raison de 2.000 au moins par région.

Ainsi, dans les faits, le Conseil constitutionnel notifiera le 12 janvier prochain au plus tard aux mandataires concernés les dossiers invalides à cause d’un parrainage sur plus d’une liste. 48 heures après cette notification, la juridiction va se pencher sur la régularisation du dossier et procéder à la publication de la liste des candidats retenus 35 jours avant l’élection, conformément à la loi électorale

« Les candidats retiennent leur souffle », résume à sa Une Sud Quotidien, pour souligner l’état d’esprit des candidats à la candidature à la présidentielle.

« Le dépôt des dossiers de candidature à la présidentielle prochaine au Greffe du Conseil constitutionnel a pris fin dans la nuit de mercredi. A cause du système de parrainage, les candidats à la candidature retiennent leur souffle, surtout ceux qui ont déposé en dernier leurs dossiers », indique le journal dans ses colonnes.

Vox Populi annonce que 27 candidats à la candidature ont déposé leur dossier au Conseil constitutionnel non sans souligner que la juridiction va démarrer dès ce jeudi le processus de contrôle des signatures des parrains. Cette opération va se poursuivre jusqu’au 13 janvier prochain avec le ballet des prétendants dans les bureaux du Conseil constitutionnel.

« En plus des représentants de la société civile qui ont été cooptés pour assister à la séance de vérification, les représentants des coalitions ont été conviés. Le Conseil constitutionnel accède ainsi à une demande de représentants des coalitions qui avaient émis le souhait d’assister à cette étape du processus », fait savoir de son côté le journal Le Soleil.

« L’heure de vérité ! », s’exclame pour sa part Le Quotidien au sujet de la vérification du décompte des parrains en se faisant également échos de la publication dès la fin des dépôts de dossiers de candidature du calendrier de vérification des parrainages. Le Conseil constitutionnel va ainsi démarrer par les dossiers du président sortant, Macky Sall, d’Idrissa Seck et de Malick Gakou, des candidats de l’opposition.

L’Observateur a de son côté préféré traiter cette information en présentant à ses lecteurs la liste des 26 candidats à la candidature qui veulent faire face à Macky Sall à la présidentielle de 2019.

Au sujet de la présidentielle de février prochain Enquête évoque une tentative de rassemblement de l’opposition dont des membres misent sur le « pari de la mutualisation ».

Le journal voit ainsi dans le désistement de candidats déclarés, à l’image de Thierno Bocoum et de Me Mame Adama Guèye, un « renoncement dont la justification tient au fait que l’opposition doit conjurer les conséquences de sa dispersion aux élections législatives de 2017 ».

« Ces désistements répondent peut-être à un cet impératif de coaliser des forces disparates d’une opposition face l’aimant glouton et irrésistible du camp de la majorité présidentielle », analyse le journal.

Le quotidien « Source A » a une autre lecture de cette « cascade de renonciations » qu’il lie à un faible niveau de représentativité des acteurs politiques qui jettent l’éponge après avoir déclaré leur candidature.

« Pas surprenant ! Plus l’échéance approche, moins on a de candidats à la présidentielle de 2019. Déjà, une dizaine de leaders ont renoncé officiellement à leur participation au scrutin du 24 février prochain. L’ex-juge Ibrahima Dème, Nafissatou Wade et Sheikh Alassane Sène, sont venus rallonger la liste des candidats ayant déjà abdiqué avant la date fatidique », fait remarquer L’AS quotidien.

APS

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