Conflit en Syrie – Les USA espèrent que Moscou restera indulgent face aux frappes israéliennes en Syrie

Un haut diplomate américain a dit mercredi espérer que la Russie continuerait à fermer les yeux face à de nouvelles frappes israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie.

Israël a effectué de nombreuses frappes en Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011, visant les forces du président Bachar al-Assad mais aussi ses alliés, notamment les forces iraniennes ou les combattants du mouvement libanais du Hezbollah. Et début octobre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti que son pays continuerait son “activité légitime en Syrie contre l’Iran et ses mandataires locaux”.

Si la Russsie, allié militaire de premier plan du régime syrien, condamne parfois ces raids, elle n’a jamais riposté. “Par le passé, la Russie a été permissive” concernant les “frappes israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie. Nous espérons que cette approche permissive se poursuivra”, a déclaré à des journalistes via une conférence de presse video le représentant spécial de Washington pour le conflit syrien, James Jeffrey.

Moscou avait toutefois durci le ton en septembre, quand un de ses avions a été abattu par erreur par la défense antiaérienne syrienne, entrée en action pour contrer un raid israélien. Les 15 militaires russes à bord de l’appareil avaient été tués. Cet incident l’avait poussé à fournir des batteries S-300 à Damas en vue de renforcer sa défense antiaérienne.

La Russie a également fait part de son intention de brouiller les radars d’avions hostiles dans l’espace aérien. “Nous sommes très préoccupés par le déploiement du système S-300 en Syrie (…) Qui va le contrôler, quel rôle jouera-t-il? “, a néanmoins dit mercredi M. Jeffrey, qui s’exprimait depuis Vienne.

Américains et Israéliens avaient déjà fait part de leurs inquiétudes sur ces mesures, susceptibles de réduire la marge de manoeuvre militaire d’Israël en Syrie. L’Etat hébreu martèle qu’il ne laissera pas l’Iran se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.

M. Jeffrey a encore souligné “l’intérêt existentiel” d’Israël d’empêcher le déploiement militaire iranien en Syrie. “Nous comprenons cet intérêt existentiel et nous soutenons Israël”, a-t-il renchéri. Déclenché en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers. Il a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés. (Belga)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

treize + 8 =