La région de Kolda fait face à une situation alarmante en 2024 avec trois cas de bébés abandonnés recensés depuis le début de l’année. Ces drames ont révélé au grand jour les difficultés de prise en charge des nourrissons abandonnés dans cette région , en raison de l’absence criante de structures adaptées. Un acteur engagé dans la protection de l’enfance a exprimé son inquiétude, soulignant que « la région de Kolda n’a ni pouponnière, ni orphelinat », ce qui complique la gestion de ces situations tragiques.
À la découverte d’un enfant abandonné, la première étape consiste à l’admettre le plus rapidement possible dans une structure de santé pour qu’il bénéficie des soins médicaux nécessaires. Une fois l’état de santé du nourrisson stabilisé, il est confié temporairement à une structure spécialisée, selon une ordonnance de garde provisoire délivrée par les autorités compétentes. Cette prise en charge se poursuit jusqu’à ce que des efforts soient déployés pour retrouver la mère biologique.
Si, au bout d’un an, aucune trace de la mère n’est retrouvée, une procédure d’adoption est initiée pour placer l’enfant dans une famille d’accueil. Cette procédure, bien qu’encadrée par la loi, reste peu connue, comme l’a souligné le défenseur des droits de l’enfance qui oriente vers l’AEMO pour plus d’informations.
Ce manque de moyens et de structures spécialisées dans la région de Kolda met en lumière les défis auxquels sont confrontés les autorités et les acteurs de la protection de l’enfance. Ces derniers appellent à une mobilisation urgente des pouvoirs publics pour la création de pouponnières et d’orphelinats, afin d’assurer une prise en charge digne et humaine de ces enfants vulnérables. Les abandons de bébés, « un phénomène en augmentation », révèlent la nécessité d’un soutien accru pour les mères en difficulté, ainsi qu’une sensibilisation à l’échelle locale pour prévenir ces actes désespérés.
Les appels à l’action se multiplient alors que les cas de bébés abandonnés dans la région de Kolda continuent de susciter l’émotion et l’indignation.
ismaila.mansaly@koldanews.com



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