mercredi, avril 24, 2024

Des militants exigent la fin de coopération entre les universités flamandes et Israël

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Une cinquantaine d’étudiants se sont rassemblés mercredi dans la galerie Ravenstein à Bruxelles pour exiger la fin de la coopération entre les universités flamandes et les institutions israéliennes via une action de « sit-in ». Le siège du Vlaamse Interuniversitaire Raad (VLIR, le Conseil interuniversitaire flamand) se situe dans la galerie bruxelloise.

L’action n’avait pas été demandée et a été interrompue par les services de police de la ville de Bruxelles après une vingtaine de minutes. Les activistes, originaires de diverses villes universitaires flamandes, ont été redirigés vers la sortie de la galerie par les forces de l’ordre.

L’action ciblait le VLIR ainsi que l’UGent, la KU Leuven, la VUB, l’UAntwerpen et l’UHasselt. « Les recteurs flamands s’en tiennent pour l’instant à de belles paroles alors qu’entre-temps, environ 30.000 personnes ont été tuées à Gaza sans qu’aucune mesure ne soit prise contre Israël », avancent les activistes.

Un boycott académique envers les institutions universitaires israéliennes « est une étape importante que les universités flamandes peuvent entreprendre contre Israël », assurent-ils. « La suspension serait dans la lignée de la décision du VLIR à l’encontre de la Russie et a également déjà porté ses fruits dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. » La faculté de droit de l’UAntwerpen avait déjà entrepris un boycott similaire. « Nous demandons au VLIR de poursuivre dans cette voie ».

Les demandes des activistes universitaires s’inscrivent dans la lignée de l’avis du professeur Koenraad Bogaert, de l’unité d’enseignement et de recherche sur les conflits et les études de développement à l’UGent. Il a écrit une lettre ouverte en janvier qui a récolté plus de 1.900 signatures du monde académique.

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