Le Règlement sanitaire international, à l’aune de la crise du Covid

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La crise sanitaire induite par le contexte pandémique lié au Covid-19 a mis en exergue la nécessité de renforcer les capacités des acteurs concernés par le Règlement sanitaire international (RSI), un instrument juridique considéré comme « une force obligatoire » pour les Etats membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), souligne un expert.

Le docteur Ibrahima Mamby Keita, chef du service suivi-évaluation et recherche au point focal national Règlement sanitaire international à la Direction générale de la Santé, présentait mercredi à Thiès cet instrument de droit international lors d’un atelier de renforcement des capacités à l’intention des acteurs de la communication.

Des journalistes et des responsables de bureaux d’information et d’éducation pour la santé des 14 régions du Sénégal prennent part à cette rencontre qui se poursuit jusqu’à vendredi.

Selon docteur Keïta, le Règlement sanitaire international vise à prévenir la propagation internationale des maladies, pour éviter « des entraves inutiles » au trafic et au commerce à l’échelle internationale.

« La mission du Règlement sanitaire international (RSI) est de prévenir, détecter et réagir. C’est la prévention internationale des maladies en évitant des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux », a-t-il indiqué.

« Le RSI est un instrument juridiquement contraignant (international). C’est une force obligatoire pour l’ensemble des États Parties (du RSI) de l’OMS approuvée par 196 Etats parties. Il définit le cadre de sécurité sanitaire mondiale », ajoute-t-il.

En plus de la prévention de la propagation des maladies, le RSI a aussi « la capacité de détecter, d’évaluer, de notifier et de déclarer des évènements mais également de réagir rapidement et efficacement », selon docteur Keïta.

« Le contexte de la pandémie de la COVID 19, maladie potentiellement zoonotique, a montré l’importance du renforcement de capacités des acteurs sur le RSI et à tous les niveaux du système national pour une meilleure effectivité de l’application de ce règlement », a-t-il noté.

Il est revenu sur les compétences et l’application du Règlement sanitaire international au Sénégal, sous l’égide notamment du ministère de l’Intérieur.

Ce département « avait identifié 80 portes d’entrées officiels au Sénégal », même si « le point focal avait dans un premier temps désigné trois points d’entrée » que sont le port, l’aéroport et Kalifourou (frontière Sénégal-Guinée) », précise-t-il.

Au fil des années, « il a fallu renforcer les capacités des points d’entrée avec dix portes d’entrées prioritairement identifiés », a souligné le chef du service suivi-évaluation et recherche au point focal national Règlement sanitaire international à la Direction générale de la Santé.

Selon le docteur Keïta, le Règlement sanitaire international « exige un développement, renforcement et maintien des capacités requises dont celles relatives à la Communication sur les risques et l’engagement (CREC) pour la préparation de la réponse face aux urgences de santé publique parfois zoonotiques et qui peuvent être de portée internationale ».

Le RSI s’impose donc comme « un instrument juridiquement contraignant permettant l’harmonisation des mesures de prévention et de contrôle des menaces pour la santé publique au niveau national, régional et international », a-t-il poursuivi.

 Au Sénégal, le directeur général de la Santé publique est le point focal national du Règlement sanitaire international (RSI)

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