samedi, avril 20, 2024

Soham WARDINI : «Il ne peut plus y avoir de discussions. Ce qu’Aliou NDOYE a fait, est illégal »

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La polémique autour de la démolition du marché Sandaga de Dakar atterrit devant la justice. L’affaire sera portée devant les cours et tribunaux par la mairie de Dakar.

En procédant ainsi, Soham El Wardini, maire de la ville et ses camarades accusent Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau de destruction de «biens appartenant à autrui et du patrimoine historique de la ville de Dakar». «J’ai toujours privilégié le dialogue. J’ai écrit plusieurs correspondances sans réponse. Je n’en peux plus. Nous avons commis un pool d’avocats. Après concertations, ils vont déposer la plainte», a annoncé, hier, Saham Wardini. La décision a été adoptée par une délibération du conseil municipal, à l’issue d’un vote à l’unanimité. Le délibéré dudit conseil municipal autorise «le maire à engager toutes actions utiles en vue de préserver le patrimoine de la ville de Dakar abritant le bâtiment principal du marché Sandaga, objet du titre foncier n°4804/DK d’une superficie de 4170  mètres carrés, classé patrimoine historique du Sénégal».

Dans sa déclaration, le maire de Dakar a révélé avoir, depuis longtemps, privilégié le dialogue. C’est ainsi que, plusieurs actions, à savoir des rencontres avec des autorités concernées, des correspondances ont été envoyées aux institutions habilitées, mais en vain, soutient-t-elle. Selon elle, on ne peut pas démolir un bâtiment appartenant à des citoyens sans les consulter au préalable. «Le marché ne nous intéresse pas. Le bâtiment est de la ville de Dakar. C’est ce combat que nous menons. Sandaga, c’est l’histoire de Dakar. C’est le bien des citoyens et non des élus locaux», soutient Soham Wardini. Qui indique à son collègue (Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau, Ndlr) d’aller à Diamniadio s’il veut la modernité. «La nouvelle ville, c’est Diamniadio. Si on veut construire des buildings, il faut aller là-bas», recommande-t-elle. «Comment peut-on démolir le marché sans demander l’avis des citoyens, des élus locaux ? Nous avons notre avis. Nous avons commis des avocats. Nous allons revendiquer notre patrimoine. Nous avons toujours adopté une stratégie d’alerte», poursuit-elle.

Abondant dans le même sens, Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul Derklé, se dit surpris de l’acte du maire de Plateau. Selon lui, on peut ne pas entamer une procédure, obtenir les dossiers en même temps et commencer à démolir le bâtiment le même jour. Avec l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation en 2014, soutient-il, des correspondances ont été envoyées aux institutions. «Nous ne nous sommes pas limités à ces actes. Un séminaire a été tenu à Saly. C’était un moment fort de discussion et de consensus. Six ans après, on convoque une commission ad hoc pour se prononcer sur un seul cas», s’étonne-t-il. Ce qui les anime, fait-il savoir,  c’est la sauvegarde du patrimoine de Dakar. «Les actes commis par le maire sont dangereux. C’est à l’image des présidents qui assassinent leurs citoyens. C’est inélégant, irrespectueux. Après la décision de la Descos, c’est un autre document qui a été brandi le lendemain pour la reprise des travaux. Il faut que justice se fasse. Je suis solidaire à cette décision parce que la ville de Dakar représente le visage de la ville de Dakar. La ville construit et met à la disposition de la collectivité. Sandaga appartient à la ville de Dakar. Il est temps d’agir», dit-il. «Il ne peut plus y avoir de discussions. Ce qu’Aliou Ndoye a fait, est illégal. Ils ont voulu éliminer Khalifa Sall. Défendez les Dakarois. Le marché appartient à la ville Dakar. C’est la énième agression contre la ville de Dakar», ajoute Badara Gadiaga, ancien du parti Rewmi d’Idrissa Seck.

 

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