« Laissez-moi tranquille »: à l’issue de son audition, le mari de Delphine Jubillar sort du silence

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« Maintenant, les curieux, vous savez quoi : allez faire votre vie fictive ailleurs et laissez-moi tranquille. Merci ». Voici le message qu’a posté sur Facebook, Cédric Jubillar, le mari de Delphine, portée disparue dans le Tarn depuis le 16 décembre. Cette courte allocution, repérée par nos confrères de Midi Libre, a été publiée quelques heures après la fin de son audition par les magistrats instructeurs. Depuis, le message n’est plus visible.

Vendredi dernier, Cédric Jubillar était entendu en « qualité de partie civile » par les magistrats instructeurs en charge de ce dossier. « L’audition de ce (vendredi) matin s’est passée dans un climat parfaitement serein entre mon client et les magistrats. La qualité de partie civile de mon client a été confirmée et aucune mise en cause n’est envisagée », a souligné son avocat, Me Jean-Baptiste Alary.

Cédric Jubillar a été auditionné durant 1h30 par les deux magistrats instructeurs du pôle criminel de Toulouse qui enquêtent sur cette mystérieuse disparition. Il avait déjà été interrogé par les gendarmes mais jamais auditionné par les juges d’instruction. 

Le couple était en instance de divorce et c’est le mari qui avait signalé aux gendarmes la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre.

Des lacs sondés, des battues menées et des perquisitions effectuées

Début janvier, le mari de la jeune femme, père de leurs deux enfants, de 6 ans et un an et demi, s’est constitué partie civile.  « C’est la seule manière de connaître l’évolution de la procédure, la plus grosse difficulté partagée par les proches, c’est qu’on ne sait rien, c’est terrible de ne rien savoir », avait alors dit Me Alary.

L’information judiciaire a été ouverte pour « enlèvement, détention ou séquestration » et les enquêteurs privilégient toujours la piste criminelle. 

Les gendarmes ont sondé lacs et rivières, mené des battues dans les champs et les bois autour du village de Cagnac-les-Mines, une ancienne cité minière de 3.000 habitants située près d’Albi, où la jeune femme habitait, avec son mari et ses deux garçons, une maison qui a été plusieurs fois perquisitionnée.