« Je pense qu’Alexia avait mis les points sur les i »: la mère s’adresse à Jonathann Daval et dresse 2 mobiles de meurtre

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Le procès très attendu de Jonathann Daval, un informaticien de 36 ans jugé pour le meurtre de sa femme Alexia en 2017, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de la Haute-Saône, à Vesoul.

La déposition des parents d’Alexia Daval a débuté mercredi devant les assises de la Haute-Saône, mais le président a douché les attentes d’un face-à-face annoncé avec Jonathann en déclarant qu’il n’était « pas question à ce stade » qu’ils interpellent celui qui a reconnu le meurtre de leur fille.

La déposition a débuté vers 11H00 avec Jean-Pierre Fouillot, le père de cette jeune employée de banque de 29 ans, découverte morte dans un bois de Haute-Saône le 30 octobre 2017. C’est ensuite sa mère, Isabelle Fouillot, qui a pris la parole. En s’adressant directement à Jonathann, elle a demandé « la vérité ». Depuis 3 ans, elle tente de comprendre ce qu’il a pu arriver durant cette nuit du 27 au 28 octobre 2017. « Toi seul peux nous la dire Jonathann. J’aimerais bien que tu sois une fois un homme dans ta vie, que tu prennes tes responsabilités, car nous on souffre. Ta famille souffre également. On n’est pas les seuls à souffrir », a-t-elle soufflé selon des informations rapportées par l’Est Républicain.

Ça se voit, que tu es un enfant

À la barre, Isabelle Fouillot a évoqué deux mobiles de crime. Selon elle, soit Jonathann refusait le divorce malgré la situation devenue compliquée dans le couple. « Je pense qu’Alexia en avait marre de cette situation qu’elle voulait te faire revenir vers elle et qu’elle n’y arrivait pas. Tu ne voulais pas divorcer pour ne pas perdre Alexia et pour ne pas nous perdre nous, et notre amour […] Je pense qu’Alexia t’avait mis les points sur les i pour que tu partes ou qu’elle parte », a-t-elle indiqué comme le rapportent nos confrères. 

Toujours selon ses dires, soit Jonathann ne voulait assumer le rôle de fils et voulait rester tel un enfant dans la famille. « Ça se voit, que tu es un enfant. On voit bien que tu n’assumes pas. Alors, tu as décidé d’être un veuf éploré, comme un coq en pâte. Et tu nous gardais, tu devenais notre fils », a-t-elle affirmé.