Présidentielle ivoirienne : les observateurs à pied d’œuvre

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Le scrutin présidentiel ivoirien prévu samedi 31 octobre 2020 va se dérouler sous l’œil de nombreux observateurs africains notamment ceux déployés par la Cédéao, la CEN-Sad et l’Union africaine (UA) dont les missionnaires sont à pied d’œuvre depuis des jours.
Le chef de la mission des observateurs de la Cédéao a rencontré jeudi 29 octobre 2020 le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Kuibiert-Coulibaly Ibrahime.
L’objectif de cette rencontre, selon le Sénégalais Cheikh Adjibou Soumaré, était de voir « ce qui a été fait, faire une évaluation pour voir ce qu’il y a à faire le temps T, c’est-à-dire le jour des élections ».
La Cédéao qui a mobilisé dix observateurs à long terme depuis deux semaines compte en mobiliser quatre-vingts autres à court terme.
La CEI est au cœur du processus en tant qu’organe chargé, entre autres, du recensement électoral, des modalités de confection, d’établissement, de mise à jour, de révision et de refonte des listes électorales.
Elle a aussi en charge la gestion des fichiers électoraux, l’établissement des listes électorales, la mise à jour annuelle de la liste électorale, l’impression et la distribution des cartes d’électeur.
Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote fait également partie de ses attributions, au même titre que le dépouillement des bulletins de vote et le recensement des suffrages, la collecte des procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats.
La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du référendum dont la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.
Le chef de la mission des observateurs de la Communauté des Etats Sahélo-Saharien (CEN-Sad) a également rencontré le patron de la CEI.
’’Notre présence ici est un acte de solidarité, permettant d’observer le déroulement des élections et de témoigner de ce déroulement afin de bénéficier aussi de ce que nous considérons comme les bonnes pratiques dont nos pays pourront s’inspirer parce que le renforcement de la démocratie et l’appropriation des processus électoraux intéressent tous nos pays’’, a déclaré l’ancien Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga, estimant que « c’est un défi majeur que nous devons relever ».
L’Union africaine a également dépêché sur place depuis le 23 octobre, une mission d’observation conduite par Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de la République de Djibouti.
Appelée à se poursuivre jusqu’au 6 novembre, elle est composée de l’ambassadeur Minata Samaté Cessouma, Commissaire aux Affaires Politiques, de quarante observateurs de court terme dont des ambassadeurs accrédités auprès de l’Union africaine (UA), des parlementaires panafricains dont le Sénégalais Djibril War.
Elle compte aussi des responsables des organes de gestion des élections, des organisations de la société civile et d’institutions académiques africaines ainsi que de fonctionnaires de la Commission de l’Union africaine.
Un de ces observateurs contacté par l’APS dit être déjà « sur le terrain » à l’intérieur du pays depuis jeudi.
Quatre candidats sont en lice pour cette élection : le président sortant, Alassane Dramane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie (RHDP), Pascal Affi Nguessan du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien président Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et l’indépendant Kouadio Konan Bertin dit KKB.
La campagne électorale a pris fin jeudi à minuit.
Seuls deux de ces candidats, le président sortant et l’indépendant Kouadio Konan Bertin, ont véritablement battu campagne, les deux autres étant dans une logique de « désobéissance civile » consistant à contester la candidature de Alassane Dramane Ouattara.
Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan ont toute la campagne durant maintenu leur mot d’ordre de désobéissance civile pour notamment « le retrait de la candidature anticonstitutionnelle et illégale d’Alassane Ouattara ».
Ils réclament dans le même temps « la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel », ’’l’audit international de la liste électorale », « le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques ».
APS

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