La Bourse de Paris recule après le discours de Jerome Powell

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La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,64% jeudi, digérant la prise de parole du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, qui a maintenu sa politique monétaire accommodante.

L’indice CAC 40 a reculé de 32,46 points à 5.015,97 points, après un début de semaine où il avait fortement progressé. Le volume d’échanges a continué d’évoluer dans une fourchette basse, à 2,3 milliards d’euros.

Le président de la Fed Powell a prononcé « un discours plutôt rassurant pour les actifs risqués », comme les actions, a commenté à l’AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest.

Si les annonces n’étaient pas forcément « attendues » par les marchés, elles étaient « dans l’air du temps » et donc pas complètement surprenantes, selon lui.

Au total, la politique de la réserve fédérale « va rester accommodante », ouvrant la voie à des taux bas sur le long terme, estime-t-il.

-Priorité à l’emploi sur l’inflation-

Concrètement, la Fed pourrait laisser l’inflation rester au-dessus de l’objectif de 2,0% « pendant un certain temps » avant de devoir augmenter ses taux d’intérêt, a expliqué Jerome Powell, intervenant en vidéo à l’occasion de la réunion annuelle des banquiers centraux.

La Fed « cible désormais l’inflation sur une période: on peut avoir des pics d’inflation sans que cela n’entraîne une réaction immédiate », détaille M. Neuvy.

Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont augmenté pour le troisième mois consécutif en juillet (+5,9%), selon les chiffres publiés jeudi.

– Aucun nouvel outil-

Si l’économie des Etats-Unis reste « saine », le chômage pourrait rester élevé pendant longtemps, en particulier dans les secteurs les plus durement affectés par la crise économique et qui emploient des personnes moins qualifiées, a averti M. Powell.

Il a assuré que la Fed devait « être aux côtés de ces personnes » pour « les les aider à reprendre une vie professionnelle », même si cela pourrait prendre « plusieurs années ».

Toutefois, « aucun nouvel outil spécifique n’a été annoncé », pointe Jack Janasiewicz, gérant de portefeuille pour Natixis Investment Managers, ce qui « laisse ouvert le débat sur les contraintes de la politique monétaire, alors que nous nous approchons du plancher [des taux] zéro. »

Parmi les valeurs du jour, Bouygues a gagné 1,25% à 33,93 euros. Le groupe est tombé dans le rouge au premier semestre notamment en raison de l’arrêt des chantiers pendant la crise sanitaire, mais a assuré être redevenu rentable depuis.

Eiffage (-3,16% à 79,80 euros), géant français du BTP et des autoroutes, a essuyé une perte nette au premier semestre à cause de la crise du coronavirus, a-t-il annoncé mercredi, promettant toutefois un net redressement pendant la deuxième moitié de l’année.

Publicis a gagné 2,42% à 30,44 euros dans le sillage du géant britannique de la publicité WPP.

  1. Euronext CAC40