La Coalition des Confédérations syndicales sur la fête du travail

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Par Bineta BA

La fête du Travail de cette année a une particularité, notamment avec la pandémie mondiale, qui vient bouleverser complètement le monde du travail. Néanmoins, la Coalition des confédérations syndicales de travailleuses et travailleurs a saisi l’occasion pour émettre des préoccupations.

À chaque contexte, il faut s’adapter. Le mouvement syndical semble avoir compris cette formule, en rendant public un manifeste. En effet, la célébration du 1er mai a bien un thème : ‹‹Saisir le moment, redynamiser le contrat social et tracer une nouvelle voie». Le mouvement syndical, fidèle à sa posture, relève les contraintes du mouvement syndical sénégalais : «Il convient de relever les deux contraintes majeures qui freinent son élan : la dispersion des forces syndicales, la désunion de ses entités fondatrices (le mouvement ouvrier et l’élite engagée).

Mais, sous l’impulsion des partenaires internationaux (Csi-Afrique, Bit…), nos cinq centrales syndicales de travailleurs, regroupées au sein de la Coalition des confédérations syndicales du Sénégal (Ccss) ont décidé, depuis déjà quelques années, de mutualiser leurs forces pour des interventions plus porteuses, en vue de reconstruire l’unité syndicale, restituer au mouvement syndical sa puissance et au travailleur sa dignité».

Pour ce qui est du bilan, on peut noter l’augmentation sensible de la prime de transport, la revalorisation du Smig horaire porté de 209,10 frs à 333,80 frs ; l’augmentation généralisée des salaires de 8%, de la 1ère à la 3ème catégorie, de 5% au-delà de la 4e catégorie ; la signature de la nouvelle Convention collective nationale interprofessionnelle ; l’adoption des Conventions collectives de

Branche, du nettoiement, de l’enseignement privé, de la sécurité privée, de la presse et du pétrole ; la mise en place du fonds de garantie de l’assurance maladie obligatoire ; la mensualisation et la revalorisation des pensions de retraite ; l’instauration de la pension minimum de retraite ; la mise sur pied du Conseil supérieur de la fonction publique locale etc.

En ce qui concerne les réformes initiées par le ministère du Travail portant sur le Code du travail et le Code de sécurité sociale, les résultats provisoires seront analysés par la Coalition en vue de mieux les adapter aux besoins et attentes des travailleurs. Dans cette logique, le mouvement syndical de soutenir qu’il est ressorti de l’évaluation de la première version du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique, quelques insuffisances notées dans son application. C’est pourquoi, il leur est apparu nécessaire d’inscrire dans la phase 2, les principales revendications des travailleurs portant notamment sur l’amélioration des conditions d’accès aux services sociaux de base, la qualité de l’enseignement et la diligence des recommandations relatives au nouveau système de rémunération des agents de l’État et la baisse conséquente des denrées de 1ère nécessité et des produits de grande consommation, en vue d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs.