« J’ai donné un violent coup à l’un et il est tombé … », confie Coumba Kane sur son évasion des mains de ses ravisseurs

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Plus de peur que de mal dans l’affaire dite « Coumba Kane ». Portée disparue mercredi 15 janvier 2020, la dame Coumba Kane a fait l’objet d’intenses recherches de la part des forces de sécurité. En effet, les forces de l’ordre en avaient fait une question de sécurité nationale. L’enquête ouverte a été confiée, dans un premier temps, aux pandores de la brigade de gendarmerie de la localité. Puis, l’affaire prenant une tournure inquiétante, la haute hiérarchie des différentes forces de l’ordre a décidé de travailler en synergie pour diligenter cette affaire et la résoudre dans un délai record. La dame a finalement été retrouvée, vendredi 17 janvier de l’année en cours, dans la ville sainte de Touba, après des péripéties qu’elle raconte de manière exhaustive.
« Le mercredi dernier, après mes courses au marché, j’ai pris un ‘clando’ pour me rendre à l’hôpital de Thiaroye. A bord, il y a avait le chauffeur et une autre dame. Quelqu’un m’a dit de faire attention à mon téléphone que je manipulais. C’est à ce moment que j’ai perdu connaissance », a-t-elle confié aux hommes en tenue. Puis, reprenant son souffle après quelques gorgées d’eau pour baisser sa tension, elle a continué à dérouler le film de son kidnapping dans les moindres détails.
« A mon réveil, j’étais dans la brousse, à Linguère. Avant-hier, dans la nuit, j’ai profité d’un moment d’inattention de mes ravisseurs qui dormaient pour prendre la fuite. Quelqu’un a voulu m’en empêcher, je lui ai donné un violent coup et il est tombé. Une dame du gang a tenté de me poursuivre, mais puisque je courais très vite, elle a été obligée d’abandonner ».
Après plusieurs kilomètres parcourus, Coumba Kane s’est retrouvée dans un village non loin de la commune de Linguère. Elle a été mise sur une charrette, pour rallier la ville. Là, elle a pris une voiture pour se rendre à Touba, puisque c’était la seule destination qui lui venait en tête. Une fois dans la ville sainte, elle est parvenue à joindre ses proches par téléphone. Ceux-ci ont alerté la police de Touba. Selon toujours « EnQuête », la dame est bien portante et elle ne laissait paraitre aucun signe de blessure, encore moins d’abus sexuel. Quid des ravisseurs ?
DakarActu

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