IAFF : vers un procès de Lamine Diack et Cie

Lamine Diack et Cie  seront bientôt élucidés sur leur sort concernant l’accusation de fraude dont ils font l’objet. A défaut de la levée de son interdiction de sortie du territoire français, l’ancien président de l’athlétisme mondial, Lamine Diack et ses co-accusés dans l’affaire de corruption et blanchiment à l’IAFF, pourrait être jugé devant la barre du tribunal correctionnel de Paris. La demande a été faite par le parquet du financier qui a requis le jugement de toutes les personnes impliquées dans cette affaire.

Le parquet financier de Paris veut que les personnes impliquées dans l’affaire de corruption et blanchiment qui a secoué l’IAFF soit jugée. La demande a été en tout cas faite en ce sens afin qu’un procès contre Lamine Diack, son fils Pape Massata Diack et tous les co inculpés dans ce dossier. Le parquet national financier a adressé sa demande d’organisation d’un procès en France contre ces derniers qui sont accusés d’être empêtrés d’un scandale de corruption et de blanchiment sur fond de dopage d’athlètes russes.

L’accusation vise aussi le délit d’abus de confiance.  Il suffit que le juge d’instruction anticorruption Renaud Van Ruymbeke accepte les réquisitions du parquet pour que Lamine Diack, qui a dirigé l’athlétisme mondial de 1999 à 2015 soit jugé. Le dossier sera alors enrôlé avec le chef d’inculpation de « corruption active et passive, blanchiment en bande organisée, abus de confiance… ».Dans son réquisitoire, le parquet financier demande à ce que Lamine Diack et Cie soient jugés devant le tribunal correctionnel de Paris.

Son fils qui fut son conseiller marketing à l’IAAF, Papa Massata Diack ainsi que son ancien conseiller , Habib Cissé, et l’ancien chef antidopage de l’IAAF Gabriel Dollé sont également visés par la demande du parquet financier qui réclame également le jugement de Valentin Balakhnichev, ex-président de la Fédération russe d’athlétisme (ARAF) et ancien trésorier de l’IAAF, et Alexeï Melnikov, qui fut l’entraîneur en chef des courses de fond à l’ARAF.

Pour rappel, c’est en 2015 que cette affaire a éclaté. Présent sur le sol Français, Lamine Diack est inculpé et interdit de sortie de ce territoire. Quant à son fils Pape Massata Diack, il n’a jamais répondu aux sollicitations de la justice française, qui le poursuit pour blanchiment en bande organisée, corruption active et complicité de corruption passive et qui a lancé un mandat d’arrêt contre lui.

Diack père, Diack fils et Cie ont été soupçonnés de chefs susvisés à la suite d’une  enquête aux ramifications internationales qui a décelé un pacte de corruption présumée: en échange de l’indulgence des services antidopage de l’IAAF. Lamine Diack aurait reçu en contrepartie, des fonds russes pour des campagnes politiques au Sénégal ainsi que des contrats de sponsors et de diffusion russes. Depuis que Lamine Diack a été retenu en France, plusieurs tentatives ont été faites pour qu’il soit laissé libre de rentrer à Dakar, à défaut d’être jugé.

En effet, il ressort de l’article 6 de la convention européenne des droits de l’homme que toute personne poursuivie a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et dans un délai raisonnable. Ce principe tant rappelé par la cour européenne des droits de l’homme a pour objet, en matière pénale, d’obtenir que les accusés ne demeurent pas pendant un temps trop long sous le coup d’une accusation et qu’il soit décidé sur son bien-fondé. Dans la présente affaire, l’instruction a duré plus de trois ans.

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