« Il faut que ce dialogue soit inclusif et sincère », selon Serigne Mansour Sy Djamil

Serigne Mansour Sy Djamil exige un dialogue « inclusif et sincère ». Venu à Pikine pour animer une conférence religieuse organisée par des ressortissants du walo, dirigés par le responsable départemental de son parti Magaye Seck, le président du Parti Bess du niakk, Serigne Mansour Sy Djamil par ailleurs député à l’Assemblée nationale est partant pour un dialogue national autour du processus électoral et des contrats sur le pétrole et le gaz qui divisent actuellement les Sénégalais.

Selon le marabout-politicien, «il faut qu’on se mette autour de la table, qu’on y vienne sincèrement avec ferveur pour aboutir au dialogue. On ne peut pas régler ce dialogue chacun dans son coin avec des anathèmes et sans une opposition belliqueuse. Mais également que le pouvoir en place soit sincère dans cet appel au dialogue. Donc, il faut que de ce dialogue soit inclusif et sincère et que l’on définisse les conditions de ces pourparlers mais aussi les termes de référence et les priorités». Comme priorités pour l’établissement du dialogue politique national, le leader de Bess du Niakk affirme : «Les 02 priorités qui surdéterminent toutes les autres priorités sont la gestion des ressources naturelles et le processus électoral.

Je l’avais dit en 2016 et aujourd’hui, c’est toujours d’actualité. Car le processus électoral n’est pas toujours réglé, l’opacité et la qualité des contrats sont aujourd’hui méconnues. Ce n’est pas dans une opposition belliqueuse et dans des anathèmes qu’on va régler ce problème du dialogue. Le Sénégal a des ressources humaines incroyables. Nous pouvons dans la sérénité, dans la ferveur, l’amour pour notre patrie, trouver les moyens de dialoguer. Nous devrons créer les conditions de bonne gestion patriotique de ce pétrole et du gaz découvert pour régler les problèmes des populations». Mansour Sy Djamil qui appelle la classe politique à faire preuve de dépassement se dit encore prêt à jouer la médiation comme il l’avait réitéré en 2016.

«En tant que président Bess du niakk et leader religieux à l’époque, j’avais dit que j’étais prêt à y jouer un rôle. En 2016, il y a eu le dialogue. On a tous été au palais présidentiel et l’intervention que j’ai faite est toujours en train de circuler sur le net. Et aujourd’hui, trois ans après, les mêmes préoccupations que j’avais soulevées se posent. Donc, il faut qu’on soit sincère dans ce dialogue». Sur le report éventuel des élections locales agité ces derniers temps, le président de Bess du Niakk désapprouve :

«Je suis un démocrate et je veux que les élections se tiennent à date échue. Parce que si on prolonge ça, cela va provoquer des problèmes budgétaires. Puisque si on rallonge ça à moins qu’on crée des délégations spéciales, cela va exiger une rallonge budgétaire. Et je ne sais pas si la trésorerie actuelle, les tensions budgétaires permettent réellement de le faire. Mais moi, je suis pour la tenue des élections à date échue».

Walfnet

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