Leadership et entrepeneuriat féminin: A Kolda, des femmes retracent leur parcours


A Kolda, les femmes ont organisé un post-huit mars. Réunies autour du thème “Femmes leaders et entreprenariat féminin” dans le cadre du programme “Réussir au Sénégal” de la Coopération Allemande, elles ont raconté, jeudi à Kolda, leur vécu et leur expérience de la vie socio-professionnelle.  

Aminata Ly a ouvert le bal. Diplomée d’une école marocaine, elle est aujourd’hui à la tête d’une entreprise d’agro-bussiness “Sow ranch” située à la périphérie de Kolda. “Je dirige une équipe de 22 personnes, tous des hommes” se réjouit-elle. Avant de poursuivre: “au début, j’étais dubitative. Moi en tant que jeune ayant été envoyée par mes parents pour faire des études au Maroc avec tout ce que ça demande et ensuite rentrer au bercail pour se lancer à l’agriculture, ce n’était pas évident”.  Au fur et à mesure, Aminata Ly s’est frayé un chemin. Elle a forgé son esprit. “J’ai vite compris qu’il fallait travailler deux fois plus, me réveiller tôt et être sur place pour imposer ma présence aux hommes”, raconte-t-elle, micro à la main droite. Cette jeune femme qui force le respect dans sa démarche affirme avoir investi en premier dans la volaille. “Après la vente des ces poulets, nous avons recruté notre premier employé”, narre-t-elle. Cela a de quoi  rendre fière Aminata Ly: “je n’envie personne qui réside à Dakar. A présent, j’ai trouvé mon salut dans cette activité”.

L’adjointe du préfet de Kolda s’est aussi prêté au jeu. Cathy Sarr, vêtue de sa tenue exécutive, a eu un parcours sinueux. Après des études primaires, elle a eu à fréquenter d’autres établissements de Dakar avant de s’inscrire dans une faculté de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Au bout de la deuxième année d’études universitaires, elle cartouche mais tient à poursuivre son rêve. c’est ainsi qu’elle parvient à s’inscrire à l’Université Amadou Hampathé Ba. Depuis lors, Cathy Sarr continue à graver des échelons. Elle obtient un master en management public et relations internationales. Elle effectue un stage dans une entreprise publique. “Nous étions deux à demander à faire un stage dans cette structure. Quand la directrice a parcouru des yeux nos Cv, elle nous a demandé ce qu’elle va faire de nous en tant que littéraire parce que la structure ne travaille que sur la base de matières tetchniques. Nous lui avons dit que nous allons faire notre stage ici. Après elle nous a aménagé un bureau à ne rien faire presque”, confie-t-elle.  Avant la fin, Cathy Sarr écrit une lettre de demande de renouvellement du stage. Acceptée par la directrice, elle prépare en toute discrétion dans son bureau le concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (Ena). “Ce qui m’a réussi. Après ma formation, on m’a affecté à Kolda”, précise-t-elle.

Awa Kandé, responsable du bureau genre à l’Inspection de l’éducation et de formation de Kolda a aussi partagé son expérience. Kolda et Vélingara ont été ses lieux d’éducation primaire avant de réussir le concours d’institutrice. Affectée à Louga, elle parvient à permuter avec un collègue pour ensuite officier dans plusieurs écoles de Kolda. Quant à Fatou Ba Gomis, directrice du centre de formation professionnelle, elle avance qu’elle a eu à vendre des chaussures durant ces moments de doute. “Après avoir réussi au baccalauréat, je suis même partie vendre des beignets à l’école primaire dans laquelle, j’ai étudié. Ensuite, j’ai été recruté dans la fonction publique”, estime-t-elle.

Ces échanges ont été organisées par l’antenne de kolda du  programme “Réussir au Sénégal” de la Coopération Allemande autour du thème “Femmes leaders et entreprenariat féminin”. Elles ont permis à beaucoup de jeunes filles d’extérioser, à leur tour, leur désir d’être femme leader un jour.

 Abdou Diao

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