Présidentielle 2019 : le M 23 appelle l’Etat à protéger les institutions

Le secrétaire général national du M23 et coordonnateur de la Génération Sentinelle Pour la République, Ousmane Ndiaye a alerté dans un communiqué de presse rendu publique jeudi 15 novembre 2018 qu’« aujourd’hui, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2019, alors qu’il doit s’agir de préserver les libertés et sauvegarder la paix pour un scrutin libre, transparent et démocratique ; des hommes politiques complotent par la triche et une sur-volonté manifeste d’imposer leur choix ; un complot à des fins insurrectionnelles ».

« Le moment est venu d’éclairer les Sénégalais et d’alerter sur les menaces qui pèsent sur le pays. Le plan fomenté est clair et a pour but de déstabiliser le pays en désacralisant les institutions, en s’attaquant à des édifices publics, en saccageant et opérant des manifestations de rues à Dakar et à l’intérieur du pays pour créer les conditions de non élection », a-t-il ajouté.

« Le plan muri est en exécution : déjà, des leaders politiques détenteurs d’éléments constitutifs du fichier électoral font dans la triche, en remplissant, dans le cadre du parrainage, des électeurs, à leur insu, comme parrains de leur candidat pour piéger le Conseil Constitutionnel pour tenter de justifier maladroitement l’irrecevabilité de leur candidature par le seul fait de la volonté du régime qui écarterait des opposants ( confusion recherchée ) ; des déclarants à la candidature, sûrement recalés par le filtre citoyen qu’est le parrainage, s’offrent en bras armés, au nom de la nécessaire transparence de l’élection présidentielle de 2019, en vue de « chauffer les rues » ; ajoutés à cela, des pros « K » qui veulent, coûte que coûte, vaille que vaille, imposer leurs candidats, même frappés d’inéligibilité ou rejetés  par la loi », explique le document.

« Pour désamorcer cette bombe, nous en appelons à la vigilance citoyenne et interpellons : l’Etat sur son obligation de solidifier les Institutions et de préserver la paix en tout temps ; les acteurs de la société civile agissant en élections de rester neutres, objectifs et légalistes pour démasquer toute velléité de fraude et dissiper toute information et astuce planifiées à des fins inavouées », avertit le secrétaire général du M23. « Le Conseil Constitutionnel et sa responsabilité à dire le droit, à délibérer sans peur, sans pression aucune mais avec rigueur, expertise et indépendance. Par amour pour la paix civile et par devoir, nous ne pourrions pas ne pas alerter sur les sérieuses menaces qui planent sur nous,  sur le Sénégal, à la veille de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Par la même occasion, nous réaffirmons notre adhésion à la réédition des comptes et au combat contre l’impunité des crimes économiques. C’est le lieu de dénoncer l’arrêt des poursuites enclenchées par Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite et la non traduction en justice des délinquants économiques nichés au cœur du pouvoir actuel. Amnistier des condamnés de la CREI et « blanchir » par leur transhumance des délinquants économiques à COL-BLANC nous enfonceraient davantage dans les malversations, détournements et autres délits financiers », poursuit le texte.

« Pour plus de crédit à la justice et pour mettre fin à l’impunité des crimes économiques au Sénégal, il urge de poursuivre la traque des biens dits mal acquis et de traduire en justice toutes les autorités actuelles épinglés par des corps de contrôle de l’Etat », exhorte M. Ndiaye.

Ainsi, le M23 « refuse toute justice sélective, les délits financiers opérés au COUD, à la Direction des Bourses, à la Poste et ailleurs doivent être punis conformément à la loi ».

Pour intensifier le combat, dans les prochains jours, le mouvement va dérouler deux opérations : l’Initiative Contre l’Impunité des Crimes Economiques (ICI Crimes Economiques) et la Foire Itinérante du Plan Sénégal Emergent (FI PSE)

« Il s’agira de dénoncer tous les délinquants économiques et toutes les dérives du régime actuel dans ICI crimes économiques et de participer à la vulgarisation du Plan Sénégal Emergent avec FIPSE », éclaire le communiqué.

« En même temps, nous nous indignons de la possibilité pour un ministre de la République de se voir voter son budget sans débat à la plénière de l’Assemblée Nationale. Nous proposons à la représentation nationale de modifier son Règlement Intérieur pour obliger les ministres à débattre de leurs budgets en toute transparence et en public », termine le document.

DakarActu

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