Les affaires Assane Diouf et Cheikh Gadiaga portées à Abuja

Accusé de mauvais traitements, de détentions arbitraires et de violations de leurs droits, Assane diouf et Cheikh Gadiaga attaquent l’Etat du Sénégal à Abuja.

Ainsi, le redoutable procédurier, Me Ciré Clédor Ly porte devant les juridictions internationales les affaires Assane Diouf et Cheikh Gadiaga, poursuivis respectivement pour injures publiques, extorsion de fonds et chantage. L’affaire est de- puis hier, mardi 13 novembre 2018, pendante devant la Cour de justice de la Cedeao devant laquelle le conseil a déposé deux plaintes pour le compte de ses clients, contre l’Etat du Sénégal, pour mauvais traitements, détentions devenues désormais arbitraires et violations de leurs droits à être jugés dans des délais raison- nables.

En détention préventive depuis bientôt un an, Assane Diouf arrêté pour injures publiques et Cheikh Gadiaga, derrière les barreaux pour extorsion de fonds et chantage, ont décidé de porter leurs dossiers devant la Cour de Justice de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) basée à Abuja. Par le biais de leur conseil Me Ciré Clédor Ly, ils ont déposé deux plaintes contre l’Etat du Sénégal pour mauvais traitements, détentions devenues désormais arbitraires et violations de leurs droits à être jugés dans des délais raisonnables.

Me Ciré a demandé à ce que les affaires soient jugées dans un délai court et a aussi fait une procédure en référé dans la- quelle il demande à la cour d’or- donner la libération de Cheikh Gadiaga et de Assane Diouf. Lors d’une conférence de presse tenue le 10 Octobre 2018, Me Ciré Clédor Ly, conseil de Cheikh Gadiaga et d’Assane Diouf a rappelé que le Comité des Droits de l’homme des Nations Unies, dans un avis célèbre, avait clairement stipulé que toute détention, au- delà de la durée fixée par la loi nationale, (en l’espèce, c’est six mois) devient arbitraire. Face à ce que l’avocat considère comme une inertie des autorités, ils sont en mesure de penser, «comme à l’accoutumée, qu’il y a une im- mixtion de l’Exécutif qui est l’instigateur de toutes les violences», avait soutenu Me Ly.

Revenant sur les conditions de détention de son client, Me Ly a révélé qu’Assane Diouf «a été maltraité à la prison. Sa jambe a été fracturée par des gardes pénitentiaires. Après ses graves blessures, il avait été ignoré trente jours dans sa souffrance, avant qu’on ne commence son traitement. Il est jeté dans une cellule isolée dans laquelle il frise la folie, sous prétexte de protection de sa personne».

Me El Hadji Diouf, conseil d’Assane Diouf avait pour sa part re- levé qu’aucune plainte, qu’aucun plaignant, qu’aucune partie civile n’est mentionné dans le dossier et malgré cela, la voie de l’instruction est toute tracée. «C’est déplorable. Assane a toujours assumé ses propos. Il a injurié, dit- on, Serigne Bass Abdou Khadre

Mbacké, porte-parole des mou- rides. Mais ce dernier dit qu’il n’a pas porté plainte. Malgré tout, Assane a été arrêté», s’était indigné l’avocat du peuple. Pour finir, la robe noire est persuadée qu’Assane Diouf sera relaxé pure- ment et simplement devant la juridiction de jugement.

WalfQuotidien

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