Voyage sur la transgambienne : le contrôle de police vient corser les lenteurs

Ceux qui se plaignaient des lenteurs sur la transgambienne  doivent souffrir davantage. En plus des chekcpoints habituels, un contrôle de police au niveau du poste frontalier de Keur Ayib rend le voyage plus difficile, selon certains usagers.

A notre passage ce mardi 12 novembre vers 11h, c’est le grand rush à l’intérieur du service de police de Keur Ayib. Sur place, une file de véhicules pressés d’entrer en Gambie attendent avec impatience des clients soumis au contrôle au niveau de ce lieu de franchissement. Tous alignés entre les barrières de fer érigées  en forme de S sous la véranda, les passagers  passent un à un devant quatre contrôleurs munis chacun d’un outil informatique.

Une fois devant un contrôleur : « D’où venez-vous ? ». Une vérification la pièce d’indenté, s’en suit. Puis, des prises d’empreintes digitales des quatre doigts de la main droite et des deux pouces. S’y ajoute  une prise de vue. Dehors des agents veillent au grain pour que des personnes ne puissent pas échapper à ce contrôle. Même le passage des charretiers et des motocyclistes sont bien surveillés. Ce qui fait que sur ce lieu le passage se fait à une vitesse de caméléon pour ces nombreux clients souvent pressés de traverser pour abréger la fatigue du voyage.

Les quelques rares questions courageuses posées par  certains compatriotes pour chercher à savoir les raisons de ce contrôle sont restées sans réponse : « Silence ! ça travaille », a ordonné un policier qui organisait les rangs.

Du côté des voyageurs les avis sont  partagés. Certains n’hésitent pas à saluer la mise en place de ce dispositif sécuritaire.  « A Vos ordres la police ! Car il y va de la sécurité du pays », a laissé entendre un passager.

Par contre d’autres trouvent qu’il faut l’améliorer et l’organiser de sorte qu’on puisse mettre fin aux lenteurs étant donné que ce contrôle se fait à une vitesse de caméléon et la chaleur aidant, l’adrénaline monte à niveau de certains chauffeurs qui font la navette entre leur véhicule et lieu du contrôle pour situer leurs passagers.

Selon les témoignages recueillis sur place, ce type de contrôle aurait démarré pendant le mois de Ramadan. Et chacun y va de son commentaire. « C’est à cause des élections. Ils sont à la recherche de bandits. C’est pour renforcer la sécurité…. », a-t-on entendu.

Ismaila.mansaly@koldanews.com

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