Antonio Guterres en visite dans les quartiers ravagés de Palu

Les ravages causés par un séisme et un tsunami, une double catastrophe qui a fait 2 000 morts et des milliers de disparus dans la ville indonésienne de Palu ont obligé le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), Antonio Guterres à se rendre sur  les lieux du sinistre ce vendredi 12 octobre 2018.

Le 28 septembre, l’agglomération de 350 000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes a été frappée par un tremblement de terre de magnitude 7,5, auquel a succédé un tsunami. Depuis, 200 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire. Les secouristes ont fouillé les décombres pendant deux semaines avant d’arrêter leurs recherches pour retrouver les morts, reconnaissant que 5 000 personnes restaient disparues. Accompagné du vice-président indonésien Jusuf Kalla, le patron de l’Onu a visité les quartiers les plus touchés, parlant à des survivants soignés dans un hôpital sous tente et un centre pour évacués.

« Nous sommes avec le peuple d’Indonésie et des Célèbes », a déclaré M. Guterres après avoir visité le quartier de Balaroa, qui regroupait des villages dont plusieurs ont disparu, aspirés par le sol qui s’est liquéfié sous la violence du séisme. Les autorités prévoient d’ériger des monuments en mémoire des victimes ensevelies sous la terre et les débris. « L’Onu est avec vous pour soutenir les efforts d’aide et de secours dirigés par le gouvernement », a ajouté M. Guterres sur Twitter, à côté d’une photographie de routes coupées et de maisons détruites. L’Onu a annoncé le 5 octobre rechercher 50,5 millions de dollars pour un plan de secours immédiat élaboré avec les autorités indonésiennes.

Les difficultés logistiques ajoutées aux réticences initiales de Jakarta avaient entravé l’arrivée de l’assistance à ses destinataires. Les ONG disent que Palu manque cruellement d’eau potable et de fournitures médicales. Près de 90 000 personnes ont été déplacées par la catastrophe et vivent dans des centres d’évacuation. D’après les autorités, les reloger de manière permanente pourrait prendre deux ans.

Belga

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