Brésil : Jair Bolsonaro victime d’une agression à l’abdomen

Les démons de la violence commencent déjà à hanter le Brésil avant l’élection présidentielle d’octobre 2018. Le candidat de l’extrême droite à la présidentielle au Brésil, Jair Bolsonaro, a été grièvement blessé à l’arme blanche lors d’un meeting jeudi 6 septembre de l’année en cours dans le sud-est du pays. Il a été hospitalisé et une personne a été arrêtée.

M. Bolsonaro a été opéré d’urgence jeudi 6 septembre après avoir été poignardé à l’abdomen en faisant campagne.

L’un de ses fils, Flavio Bolsonaro, député de l’État de Rio de Janeiro, qui a annoncé l’attaque et avait d’abord évoqué sur Twitter « des blessures superficielles », a ensuite écrit sur son compte : « Malheureusement, c’est plus grave que nous ne le pensions. » « Il a eu le foie, un poumon, et une partie de l’intestin perforés. Il a perdu beaucoup de sang, a-t-il expliqué. Son état paraît maintenant s’être stabilisé. Prions pour lui. »

L’hôpital de la ville de Juiz de Fora, une localité de 700 000 habitants dans l’État du Minais Gerais (sud-est) où le candidat a été attaqué, a toutefois démenti peu après que le foie de Jair Bolsonaro ait été touché.  Selon l’hôpital Santa Casa, cité par le site G1, Jair Bolsonaro, 63 ans, a été atteint à l’intestin, mais pas au foie, et son état a été jugé « stable ». L’établissement a annoncé que le patient était opéré en urgence.

Un suspect de 40 ans arrêté

Un porte-parole de la police militaire du Minas Gerais a annoncé à l’AFP que le suspect, un homme de 40 ans, avait été immédiatement arrêté. Il a précisé que l’auteur de l’attaque « portait un couteau enveloppé dans un tissu ». Selon plusieurs sites d’information, l’agresseur serait un ancien militant du parti de gauche PSOL et aurait dit avoir agi « au nom de Dieu ».

Des images télévisées montrent Jair Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevoir un coup violent sous le thorax et s’effondrer en arrière avant d’être évacué, alors qu’il faisait campagne dans une rue bondée. Le président Michel Temer et les candidats les plus en vue pour le scrutin ont rapidement condamné l’attaque contre le député d’extrême droite.

Ce grand admirateur de la dictature militaire (1964-85), habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22 %), selon le premier sondage réalisé après l’invalidation de la candidature de l’ex-président Lula, jusque-là grand favori. Il serait toutefois battu facilement par la quasi-totalité de ses adversaires au deuxième tour, selon l’enquête d’opinion publiée jeudi.

AFP

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