Médina Yéro Foulah: le PAPEJF veut mettre en place une ferme agricole pour les jeunes

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Une grande première dans l’arrondissement de Ndorna avec le financement d’une ferme vitrine par le Projet d’Appui à la Promotion de l’Emploi des Jeunes et des Femmes (Papejf). Cette entreprise agricole va couvrir, pour un début, 5 ha avec tout l’équipement permettant de récolter 3 fois par an. Ce projet offre des financements sous formes de crédit à cette cible. Un Comité locale de développement tenu vendredi dernier à Koulinto a permis de présenter ces nouvelles opportunités aux jeunes de Médina Yéro Foulah.

Les populations du département de Médina Yéro Foulah ont accueillie les responsables du Projet d’Appui à la Promotion de l’Emploi des Jeunes et des Femmes (Papejf) pour échanger sur une ferme agricole vitrine à implanter dans leur zone. La rencontre sous forme de Comité locale de développement a eu pour cadre la localité de Koulinto. Le coordonnateur du Papejf, Moustapha Cissé, est revenu sur cet important projet de l’Etat du Senegal sur l’employabilité des jeunes et des femmes.

Dans une note de présentation, il est mentionné que le Projet d’Appui à la Promotion de l’Emploi des Jeunes et des Femmes est financé par la Banque Africaine de Développement (Bad) à travers le Fonds Africain de Développement (Fad) et l’Etat du Sénégal. Il vise à contribuer à la création d’emplois décents et de revenus durables à travers le renforcement des compétences et l’émergence de micro et petites et moyennes entreprises (Mpme) de jeunes et de femmes. Le choix des chaînes des valeurs agricoles et des services permettra d’élargir les opportunités d’emploi et de création de revenus, dans les régions ciblées à savoir Kaolack, Fatick, Thiès, Casamance Naturelle (Ziguinchor, Kolda et Sédhiou) et la banlieue de Dakar.

Le coût total du projet est de 23,54 millions d’UC financé par un prêt Fad (21,19 millions d’UC) et le gouvernement du Sénégal (2,35 millions d’UC). Prévu sur cinq (5) ans, le projet permettra de générer au moins 15000 emplois durables et décents en milieu rural et périurbain dont 60% de jeunes garçons et filles et 40% de femmes et de renforcer les capacités techniques et managériales de 17000 promoteurs.

La coordination du Papejf se dit rassurée par une Unité de Gestion du Projet (Ugp) basée à Dakar au sein de l’Unité de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes (Ucsp) du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des valeurs civiques (Mjepvc). Elle s’appuie sur 05 points focaux régionaux pour plus d’efficacité et de célérité. Le Papejf s’appuiera aussi sur un dispositif national comportant des agences et institutions nationales.

Le Papejf prévoit la réalisation de 156 fermes agricoles, aquacoles et avicoles intégrées devant permettre la mise en valeur d’environ 1000 ha de terre, ainsi que la construction de 18 centres d’incubation pour les métiers artisanaux. Il s’y ajoute l’installation de 15 plateformes multifonctionnelles intégrant des unités de transformation et de conditionnement des produits agricoles et 40 kiosques de commercialisation, et la réfection de 3 centres de formation professionnelle agricoles.

Un investissement de près de 2 milliards pour Kolda

Pour Kolda, un investissement de 1.894.399.275 F Cfa est attendu, avec 10 fermes agricoles et 12 fermes aquacoles prévues, ainsi que l’accompagnement technique et financier de 150 projets de jeunes et de femmes (formation, business plan, financement, suivi post-financement). Pour accompagner les jeunes dans ce travail à la ferme agricole, un partenariat est scellé entre le Papejf et l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida). Le directeur de cette agence, Amadou Tidiane Dieng, est revenu sur cette offre d’emploi par le biais de l’agriculture. L’agriculture business, dira-t-il donne la possibilité aux jeunes de travailler 12 mois sur 12 avec 3 récoltes sur l’année.

Un réseau d’irrigation par goutte à goutte va être installé et ainsi 20 jeunes sélectionnés à Koulinto vont y travailler. Et, si l’exemple réussi, d’autres fermes verront le jour dans la zone du projet. Pour le département de Médina Yéro Foulah, la disponibilité des terres, la tradition agricole reste un atout certains pour la réussite de ce programme. Reste à faire face aux contraintes liées à l’enclavement et de la vétusté du matériel agricole.

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