Commerçants et riverains du marché de DIAOBE s’insurgent contre les tas d’immondices et l’insécurité

VELINGARA : Commerçants et riverains du marché hebdomadaire de DIAOBE s’insurgent contre les tas d’immondices qui jonchent les grandes artères et l’insécurité galopante qui règne dans la commune.

Située au Sud du pays, la localité de Diaobé abrite le marché sous régional qui accueil chaque Mardi et Mercredi des milliers de commerçants et acheteurs venus de Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry et même de la Mauritanie qui y viennent s’approvisionner. Seulement en cette période hivernale, le ciel a accepté d’ouvrir ses vannes.

Dans ce centre commercial, des tas d’immondices sont constatés de visu par les visiteurs qui respirent une odeur nauséabonde pataugent dans la boue et devant des vers de terre sortis des ordures. Ibou Diallo, un riverain rencontré au cœur de la ville s’est confié à nous pour pointer du doigt les autorités municipales qui tardent à réagir par rapport à cette insalubrité. Au syndicat des denrées alimentaires les aliments sont exposés à terres. Avoue t il.

Le ramassage des ordures pose problème. Selon lui le Maire El hadji BAMBO GUIRASSY, a copté un de ses cousin pour assurer le travail mais malheureusement cette équipe n’arrive même pas à assainir le marché qui rapporte des millions de francs CFA par semaine à travers des taxes municipales. Des badaud appelés ‘Pousse Pousse ‘payent 2000 FCFA par semaine, les boutiquiers eux, 3000 FCFA, mensuels et de petits vendeurs coupent des tickets de 50 à 100 FCFA, journaliérement comme taxe martèle t il et à leur grande désespoir, cet argent du contribuable ne leur sert à rien car leur santé n’est pas pris en compte. Vivre dans un tel environnement, dit-il, c’est s’exposer à toutes les maladies.

M. Diallo craint qu’une épidémie de choléra ne surgisse dans cette localité vu l’état de putréfaction dans laquelle ils vivent. Il interpelle les autorités municipales et étatiques à réagir le plus tôt possible pour éviter le pire.

Même son de cloche pour Fatou PMU, une habitante qui avoue qu’un désordre total règne dans la commune. L’équipe municipale doit être changé et remplacé par des responsables qui vont œuvrer pour le développement socio économique de la commune qui regorge des potentialités énormes.

Revenant sur l’insécurité, il déclare que Diaobé est le nid de tous les malfaiteurs. Les braquages et autres attaques ne se font plus la nuit et même en plein jour, les malfaiteurs procèdent à des holdups. Ce Vendredi dit il aux environs de 21 heurs, 05 individus armés ont tout d’abord brisé les vitres d’une ‘7 places’, transport en commun qui avait stationné à la gare routière de Kolda pour subtiliser 67000 FCFA. Ensuite, ces assaillants ont tenu en respect 02 boutiquiers Algassimou et Binté Diallo, au nez et à la barbe de tout le monde. Selon nos témoins, ils sont repartis comme ils étaient venus, en emportant comme butin plus de 300.000 FCFA, 12 portables et des cartes de crédits. Tel est le préjudice perpétré par les bandits.

Il faut reconnaitre affirme t il, des gens sont tapis dans l’ombre et ne cherchent de mieux à faire que de se munir d’armes blanches, d’attaquer à tout moment de paisibles citoyens ou de soustraire des biens d’autrui pour se fondre dans la nature. Ibou appelle les populations à coopérer avec les forces de sécurité pour dénigrer les malfaiteurs. Tout un chacun est interpellé à ces maux qui gangrènent la société afin que la localité puisse changer de décor et vivre dans un cadre sain et sécurisé.

Elhadji Lonka Sabaly

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