Comprendre les véritables soubassements de cette poudrière.
« Un peuple fait son histoire mais subit sa géographie » Chancelier Bischmarck
« Vécues toujours comme des cas de mauvaise conscience, les questions Casamançaises fussent-elles politiques, économiques ou culturelles ont toujours été suspendues aux calendes grecques faute de volonté politique ou pour inadaptation volontaire des approches par rapport aux réalités locales.
Cette partie du Sénégal que d’aucuns considèrent comme un accident historique ou géographique a constitué globalement pour les quatre gouvernements qui se sont succédé dans notre pays un véritable point d’achoppement tant les populations de ce milieu sont tiraillées entre plusieurs affinités socio historiques, linguistiques et culturelles sous régionales que nos experts de tout bord n’ont jamais réussi à dénicher ».
Ainsi, coincé dans ce cercle de feu, Médina Yoro Foula que beaucoup ignorent, fait partie des tout derniers départements (2008) érigés avec les retouches administratives parfois tâtonnantes de l’ex président Wade plus assoiffé d’un électorat gagnant et souvent pour assouvir des ambitions plutôt politiques.
Ce cordon vert, dernière réserve énergétique du Fouladou avec sa grande forêt de « Djimara » fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises, un véritable négoce pour les exploitants en parfaite connivence avec parfois des autorités locales et des réseaux de commerçant et des leaders religieux ayant les mains libres. L’exploitation anarchique de cette partie qu’il faut considérer sans exagération comme l’Amazonie du Fouladou constitue sans nul doute une des premières blessures infligées à Greenpeace, aux écolos, à l’association des amis de la nature j’en passe dont l’amitié avec la nature n’existe que par des déclarations ou des dénonciations sans suite.
Lire la suite en téléchargeant l’article intégral (pdf)
Ghansou Diambang



Laisser un commentaire