L’augmentation de la production du riz se prépare au Sud

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Les différents acteurs de la Casamance se sont retrouvés en semaine de travaille de 5jours pour faire des propositions et monter un cadre local de concertation sur une filière essentielle dans la consommation de nos compatriotes.

Les acteurs de la riziculture des régions Sud (Sédhiou, Ziguinchor et Kolda) se sont retrouvés pour 5 jours en semaine de travaille pour voire comment faire augmenter la production de riz et participer ainsi au Programme national d’autosuffisance en riz. Une semaine de travail pour la mise en place du cadre local de concertation sur le riz sud mais aussi et surtout réaliser un document d’aide à la décision. Il s’agit ainsi diagnostiquer la filière, identifier les contraintes, les ressources à dégager, identifier la matrice des gaps, nécessitant une intervention de l’Etat ou de ses partenaires au développement.

Une priorisation qui permettra d’agir au fur et à mesure sur les premières actions prioritaires de la chaine de valeur riz. Dans un contexte ou l’importation du riz de notre pays ne cesse d’augmenter et la dépendance à l’importation (de la Thaïlande) est de prés de 75 % et ce pays commence à vendre aux chinois. Ce contexte a justifié la mise en œuvre du Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), lancé depuis 2008.

Conscientes de l’importance du riz pour le pays, les nouvelles autorités du pays ont évalué de manière participative le PNAR et ont identifié les contraintes et veulent agir sur les leviers appropriés pour produire localement le riz que nous consommons. Sa révision a donné de nouvelles marches vers l’autosuffisance et sa mise en œuvre devraient se faire avec davantage de participation et de contribution de tous les acteurs de la chaîne de valeurs : producteurs, secteur privé, Etat, Partenaires techniques et financiers (PTF).

En effet, malgré les efforts consentis et les avancées notées, les objectifs qualitatifs (répondre aux exigences des consommateurs et rendre compétitif le riz local) et quantitatifs (augmentation des superficies et des productions) fixés au PNAR pour l’horizon 2012 ne sont pas atteints.

Pour les besoins d’opérationnalisation du Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), trois (3) Cadres Locaux de Concertation sur le Riz (CLCR) ont été mis en place : Zone Nord (Régions de St-Louis, Matam et une partie de Tamba), Zone Est (Régions de Tamba et Kédougou) et Zone Centre (Régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine), avec l’appui de la Coalition Africaine pour le Développement de la Riziculture (CARD). Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural compte compléter ces cadres en créant celui de la zone Sud, regroupant les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou comme indiqué dans la note préparative de la rencontre.

A Kolda les participants ont fait des propositions pour booster la production. Selon le point focal, Amadou Baldé, Directeur du développement rural de Sédhiou, le Sud dispose d’atouts naturels avec la disponibilité de la terre et de l’eau. Des terroirs aptes pour la production de riz en plateau ou en vallée. Mais il faudra bien structurer la filière et faire face aux contraintes pour le succès du programme national. A savoir faire face à la salinisation des terres, la vétusté du matériel et le vieillissement aussi des producteurs explique le technicien.

Le directeur général de la SODAGRI, le Prof Moussa Baldé, à la clôture de la rencontre, s’est réjouit de la rencontre. « Cette initiative de création de CLCR traduit la politique de décentralisation de l’Etat par le transfert de l’exécution, de la supervision, du suivi et de l’évaluation du Programme National d’Autosuffisance Riz (PNAR) à des structures locales, ce qui participera à une meilleure opérationnalisation dudit PNAR programme à l’image de celle des trois (3) Cadres Locaux de Concertation sur le Riz (CLCR Nord, Centre, Est) réalisée avec le travail d’appui à l’organisation de la filière riz par la Coalition africaine pour le développement de la riziculture (CARD) et l’Agence japonaise de coopération internationale (la JICA). »

En attendant l’élaboration du plan d’action de la SODAGRI qui connait un souffle nouveau le DG de poursuivre «Je m’engage à ne ménager aucun effort pour qu’ensemble nous puissions relever le défi de l’autosuffisance alimentaire, et plus spécifiquement de l’autosuffisance en riz à l’horizon 2018 par une contribution conséquente aux objectifs de production du PNAR. »

Abdou Diao / koldanews

1 COMMENT

  1. Right man in the right place…l'adage est respecté de ce point de vue pour la SADAGRI..Maintenant il reste à voir les actes que l'on va poser en rapport avec les objectifs du programme en impactant sur l'amélioration des conditions de vie des populations du terroir…C'est là toute la stratégie qui vaille pour redorer le blason des politiques dans la région…à suivre

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