mardi, septembre 28, 2021

Les Enfants de Vélingara « marquent une pause »

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« J’avais écrit un bilan de trois pages sur mes sentiments à propos de la cause humanitaire. Le constat était trop amer. J’ai renoncé à vous infliger cette punition. Et comme je me doutais que vous ne seriez pas nombreux… Faisons comme les autres. Glorifions-nous de nos actions et donnons-nous bonne conscience. »

Le ton a été donné d’emblée par Christian Culot, président, vendredi, pour l’assemblée générale des Enfants de Vélingara. « En 13 ans, j’ai vu passer bien des bénévoles. Très peu venaient réellement pour aider les Africains. Peu importe, seuls les résultats comptent. »

Un centre de soin pour enfants, quadruplé en volume et capacité d’accueil, un hôpital et six classes de 50 élèves construits, des dizaines de tonnes de denrées alimentaires « achetées grâce à nous, ceci pour Vélingara. En 13 ans, des milliers d’enfants soignés et sauvés et autant qui ont pu suivre une scolarité ». www.enfantsdevelingara.fr

Après avoir rappelé les grands déballages et autres brocantes de 2012, Christian Culot a annoncé : « le moment est venu de marquer une pause, de recharger les accus, de faire le plein de motivation et pourquoi pas de vivre un peu pour soi. Nous sommes tous retraités et plus très jeunes ».

Le Vimeu était  « une mauvaise idée »

Un sentiment dicté par un manque de ressource locale. « Le local de Friville a ouvert ses portes tous les 1 er et 3 e vendredi et samedi. Notre clientèle du Vimeu n’est pas fortunée. Les ventes ont chuté en même temps que son pouvoir d’achat. Nos animations ont été un fiasco. Bref, 2012 est une mauvaise année, avec une baisse des recettes, un manque de motivation et un découragement des bénévoles. » Fin 2012, l’association a fermé le local de Friville, supprimé les frais fixes (loyers, assurances…) et mis le camion en vente : « Le local était une bonne idée, le Vimeu une mauvaise ».

L’association a toutefois pu poursuivre les parrainages des enfants de l’école privée de Vélingara, et repris ceux défectueux pour cause de crise. Sur trente enfants parrainés, dix le sont par l’association. Du côté des projets, « nous réfléchissons à des collaborations avec d’autres associations et pas seulement en direction du Sénégal. Nous pensons par exemple à Madagascar ».

RICARDO BOIMARE (courrier-picard.fr)

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