Plusieurs centaines de personnes manifestent devant l’ambassade américaine à Bruxelles

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées vendredi après-midi devant l’ambassade américaine à Bruxelles pour dénoncer « la complicité » des États-Unis dans les massacres commis par Israël à Gaza depuis le 7 octobre.

Organisée notamment par l’Association belgo-palestinienne (ABP) et Intal, la mobilisation entendait pointer le soutien « infaillible » des USA malgré le fait que toutes les lignes rouges définies par le président américain Joe Biden « aient été franchies » par Israël.

« Les États-Unis représentent le soutien le plus important à Israël qui, depuis sa fondation, bénéficie – en plus de fournitures d’armes sophistiquées – d’un soutien financier, économique, politique ainsi que d’une couverture totale au sein des institutions internationales », a pointé l’ABP.

L’association déplore l’utilisation « systématique » de droit de veto américain, qui empêche selon elle de sanctionner la politique « criminelle » israélienne depuis plusieurs décennies.

En avril dernier, les États-Unis avaient mis leur veto lors d’un vote, au Conseil de sécurité, à l’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’ONU. Selon les manifestants, il est « grand temps » de dénoncer la politique américaine et leur soutien « total » à Israël.

« On a choisi de se mobiliser devant l’ambassade américaine parce que la clé de la fin de ce conflit réside aux États-Unis », a insisté Grégory Mauzé, membre de l’ABP. Il rappelle que depuis le début de la « riposte » israélienne dans l’enclave palestinienne, les USA ont fait preuve d’un soutien infaillible envers Israël, et cela malgré les accusations de génocide, les massacres avérés et la récente offensive militaire à Rafah.

Selon les manifestants, l’Union européenne (UE), dont la Belgique, a également son rôle à jouer. « L’UE ne cesse de se targuer de promouvoir et défendre de grands principes comme la solidarité et la paix, mais elle ne pourrait pas être plus éloignée de ces valeurs », a appuyé Grégory Mauzé.