mercredi, juin 12, 2024

Une trentaine d’étudiants de l’UCLouvain passent la nuit dans le bâtiment Coubertin

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Les étudiants poursuivaient jeudi l’occupation du bâtiment Coubertin à Louvain-la-Neuve, initiée mercredi. Ils sont entre 25 et 30 à passer la nuit sur place alors qu’en journée une soixantaine de personnes occupent les lieux en permanence, selon un porte-parole du collectif. Ces étudiants, comme d’autres dans des universités belges et à l’étranger, dénoncent la politique israélienne et expriment leur solidarité avec le peuple palestinien.

Les étudiants issus de différents campus de l’UCLouvain demandent notamment la transparence sur tous les liens de leur alma mater avec les institutions israéliennes, et la rupture des liens de collaboration ou de promotion avec les institutions qui soutiennent de manière directe ou indirecte la politique d’occupation israélienne.

Le bâtiment Pierre de Coubertin abrite plusieurs auditoires. Les étudiants occupant les lieux sont en contact permanent avec les autorités de l’UCLouvain afin de trouver des solutions pour le bon déroulement des examens notamment. « Notre but est de perturber légèrement l’activité académique. C’est notre levier pour que l’université écoute nos revendications », explique le porte-parole.

Sur son site internet, l’UCLouvain rappelle qu’elle condamne fermement les attaques sur les institutions d’enseignement palestiniennes. Elle ajoute qu’elle n’entretient pas de collaborations institutionnelles avec des universités en Israël. « Seuls quatre accords de mobilité (échange étudiants) étaient en cours avec des universités israéliennes, ils ont été immédiatement suspendus », poursuit-on.

Ce message ne suffit pas à mettre fin à la mobilisation estudiantine. « Nous disposons d’autres informations que celles figurant sur le site web. Il y a des non-dits et nous communiquerons plus tard sur ce point », ajoute le porte-parole du collectif d’étudiants. « Dès que l’UCLouvain fera preuve de plus de transparence, nous pourrons nous plonger dans les dossiers (de collaboration, NDLR) au cas par cas », conclut-il.

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