Après l’attaque de Moscou et à quatre mois des JO, la France en alerte attentat maximale

A quatre mois des Jeux olympiques, la France est à nouveau en alerte maximale face à la menace d’attentats, dans la foulée de l’attaque de Moscou menée, selon Emmanuel Macron, par un groupe djihadiste à l’origine de « plusieurs tentatives » récentes sur le sol français.

« La menace terroriste islamiste est réelle, elle est forte » et « elle n’a jamais faibli », a dit lundi le Premier ministre Gabriel Attal lors d’une visite à la gare Saint-Lazare, à Paris. « Notre mobilisation est évidemment totale pour y faire face », « nous agissons partout pour l’asphyxier » avec le déploiement de « moyens exceptionnels partout sur le territoire », a-t-il ajouté.

A la suite du relèvement du dispositif Vigipirate à son niveau maximal « urgence-attentat », décidé dimanche soir lors d’un conseil de défense à l’Elysée, « 4.000 militaires supplémentaires » sont placés « en alerte » en plus des 3.000 déjà déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle, a annoncé le chef du gouvernement.

L’exécutif justifie cet état d’alerte renouvelé, deux mois seulement après avoir abaissé d’un cran le plan Vigipirate, par l’attentat qui a fait 137 morts vendredi soir dans une salle de concert près de Moscou, et qui a été revendiqué par l’organisation Etat islamique.

Les « informations » dont « disposent » les services de renseignement français confirment « que c’est une entité de l’Etat islamique qui a fomenté cet attentat et l’a mis à exécution », a déclaré lundi le président Macron à son arrivée en Guyane pour une visite de deux jours.

Le chef du gouvernement a précisé que deux projets d’attentat avaient été « déjoués » en France depuis le début de l’année. Selon le ministère de l’Intérieur, une personne a été interpellée le 10 janvier pour un projet contre des « cibles juives » ou « une boîte de nuit LGBT », puis le 5 mars, un sexagénaire, qui fomentait une action violente contre des édifices religieux chrétiens.