Le président iranien Ebrahim Raïssi ne viendra pas à Genève

Le président iranien Ebrahim Raïssi ne participera pas au Forum mondial sur les réfugiés à Genève. La délégation iranienne sera conduite par le chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian, a indiqué mardi le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés à Keystone-ATS.

M. Raïssi aurait dû prononcer un discours mercredi devant le forum. Trois opposants iraniens habitant en Suisse ont toutefois demandé au Ministère public de la Confédération (MPC) de l’arrêter. Un appel que 330 personnalités soutiennent dans une déclaration séparée. Parmi elles figurent cinq Suisses, dont le conseiller national Philippe Nantermod (PLR/VS).

Dans une pétition envoyée au procureur fédéral Andreas Müller, que Keystone-ATS a vue lundi, les requérants demandent d’ouvrir une investigation pour génocide et crimes contre l’humanité contre le président iranien. Celui-ci est accusé d’avoir participé à de la torture et des exécutions extrajudiciaires lors du massacre de 1988 contre des dizaines de milliers d’opposants.

Comme membre d’une commission chargée de décider qui serait tué, M. Raïssi serait responsable du décès de milliers de personnes, selon la pétition. Il était alors procureur général adjoint de la province de Téhéran. Les trois opposants rappellent que l’immunité ne s’applique pas à des crimes contre l’humanité.