samedi, février 24, 2024

Personnalités et anonymes attendus aux obsèques de l’ex-maire de Lyon Gérard Collomb

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Elus, personnalités et anonymes rendront mercredi un dernier hommage à l’ancien maire de Lyon et ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lors d’obsèques à la Cathédrale Saint-Jean, dans le cœur historique de la ville qu’il a longtemps incarnée.

La célébration, présidée par l’archevêque de Lyon Mgr Olivier de Germay, se tiendra à partir de 11H00 en présence d’Emmanuel Macron et de la Première ministre Elisabeth Borne.

Le chef de l’Etat, à qui le baron lyonnais avait apporté un soutien décisif lors de la présidentielle de 2017, doit prendre la parole lors de la cérémonie, tout comme son ancien Premier ministre Edouard Philippe et l’académicien Marc Lambron.

Conformément aux souhaits exprimés de son vivant, une grande partie des places au sein de la cathédrale seront réservées aux Lyonnais. Un écran géant retransmettra également la cérémonie en direct sur le parvis de la primatiale.

Atteint d’un cancer à l’estomac, Gérard Collomb est décédé samedi soir à 76 ans.

Emmanuel Macron, qui lui avait proposé la place Beauvau juste après son élection, a été l’un des premiers à saluer un maire aux « talents exceptionnels de dialogue et d’imagination » qui était aussi, selon lui, un « homme d’Etat incarnant l’ascension et l’autorité républicaines ».

Depuis, du Sénat au stade de l’OL, les hommages ont continué d’affluer.

« Infatigable serviteur de l’Etat, républicain, compagnon de la première heure du Président: Gérard Collomb a servi les Français toute sa vie », a souligné Mme Borne.

« Sa vision, lucide sur les maux de notre société, va nous manquer », a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, annoncé aux funérailles, comme l’ancien président François Hollande et de nombreux élus locaux.

– « Empreinte indélébile » –

Né le 20 juin 1947 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) d’un père ouvrier-métallurgiste et d’une mère femme de ménage, ce militant socialiste qui avait rallié En Marche à la première heure est resté une des figures politiques emblématiques de la capitale des Gaules, dont il a été le maire de 2001 à 2017 puis de 2018 à 2020.

Gérard Collomb « a marqué de son empreinte indélébile notre cité, en œuvrant pendant vingt ans à son développement », selon les mots du maire écologiste Grégory Doucet.

Dès lundi, un flux régulier de visiteurs est venu se recueillir devant le cercueil de l’ancien édile, exposé à l’Hôtel de Ville, où les drapeaux avaient été mis en berne. Des Lyonnais reconnaissants ont défilé sans fleurs, comme l’avait réclamé la famille, avant d’inscrire leurs souvenirs de ce « maire bâtisseur » et « visionnaire » dans un registre de condoléances.

Elu à la tête de Lyon en 2001 avec le soutien de Raymond Barre après deux tentatives infructueuses qui l’avait laissé sur les bancs de l’opposition municipale, il avait quitté son poste en 2017 pour devenir ministre de l’Intérieur dans le gouvernement d’Edouard Philippe.

Affaibli politiquement par l’affaire Benalla, « difficile à vivre » selon lui, ce « fidèle parmi les fidèles » avait démissionné avec fracas en octobre 2018 pour reprendre ses fonctions à Lyon qu’il avait cédées à deux de ses lieutenants.

Privé de l’investiture de la République en Marche, il avait échoué à reconquérir la métropole en 2020, battu par les Verts.

Il avait disparu de la scène politique locale depuis qu’il avait lui-même annoncé son cancer sur les réseaux sociaux le 16 septembre 2022.

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