samedi, février 24, 2024

Décapitation du professeur Samuel Paty en France: 6 mineurs devant la justice, que leur reproche-t-on ?

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Le premier procès dans l’affaire de la décapitation en 2020 de l’enseignant Samuel Paty par un jeune djihadiste s’ouvre ce lundi à Paris, où six anciens collégiens comparaissent à huis clos devant le tribunal pour enfants.
 

Le procès devant le tribunal des enfants de Paris de six mineurs d’âge, mis en cause dans l’assassinat du professeur Samuel Paty, débute ce lundi. L’audience, à huis clos, se poursuivra jusqu’au 8 décembre.

Cinq des mineurs comparaissent pour association de malfaiteurs en vue de préparer des violences aggravées. Ils sont accusés d’avoir surveillé les abords du collège et désigné l’enseignant à l’assaillant, contre rémunération.

Une sixième adolescente, qui était âgée de 13 ans au moment des faits, est pour sa part jugée pour dénonciation calomnieuse, après avoir reconnu un mensonge quant à la teneur d’un cours de Samuel Paty auquel elle n’avait en réalité pas assisté. Elle avait raconté que lors de ce cours, l’enseignant avait demandé aux élèves musulmans de se signaler et de sortir avant de montrer des caricatures du prophète Mahomet. Ce mensonge a été à l’origine de la violente campagne alimentée sur les réseaux sociaux par le père de cette collégienne, Brahim Chnina, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, dont l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, avait pris connaissance.  

Poignardé puis décapité 

Le 16 octobre 2020, l’enseignant en histoire-géographie de 47 ans avait été poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène. Cet islamiste radicalisé avait été abattu dans la foulée par la police. Dans un message audio en russe, il avait revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le Prophète ».

Dans cette affaire qui avait suscité un immense émoi en France et à l’étranger, huit adultes seront jugés du 12 novembre au 20 décembre 2024 devant la cour d’assises spéciale de Paris. Deux amis de l’assaillant le seront pour complicité d’assassinat terroriste et les six autres, dont MM. Chnina et Sefrioui, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

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