mercredi, juin 12, 2024

Le président Javier Milei prédit qu’il faudra 18 à 24 mois pour contrôler l’inflation

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Le président élu d’Argentine, l’ultralibéral Javier Milei, a estimé lundi qu’il faudra « de 18 à 24 mois » pour parvenir à contrôler l’inflation, actuellement de 143% par an, et confirmé un vaste programme de privatisations.

« Si l’on réduisait aujourd’hui l’émission monétaire, ce processus prendrait entre 18 et 24 mois », pour « la ramener aux niveaux internationaux les plus bas », a déclaré Javier Milei à Radio Continental à propos de l’inflation au lendemain de sa large victoire avec 55,6% des voix.

L’économiste ultralibéral a pour autant assuré qu’il ne comptait pas lever le contrôle des changes immédiatement, sinon « on arriverait à une hyperinflation ».

Il a réaffirmé son intention d’éliminer à terme la Banque centrale, qui selon lui « vole » les Argentins. « La dollarisation sera la façon de le faire. La monnaie sera celle que les Argentins choisiront librement. Au fond, tu dollarises pour te débarrasser de la Banque centrale ». Il n’a pas donné d’échéancier pour cette « dollarisation » de l’économie.

Milei a aussi insisté que son programme de privatisations sera de grande portée, et que « tout ce qui peut être dans les mains du secteur privé le sera ».

Il a notamment cité l’entreprise pétrolière nationale YPF, mais aussi des médias publics tels l’agence Telam ou la télévision TVP, « devenue un mécanisme de propagande », a-t-il dit dans une interview distincte sur Radio Mitre.

Concernant les secteurs publics de l’éducation et de la santé, il a assuré qu’ils « ne peuvent pas être privatisés car du ressort des provinces », l’Argentine étant un État fédéral. Lui prêter l’intention de privatiser ces secteurs « faisait partie de la campagne de peur » menée à son encontre, a-t-il dénoncé.

Milei a enfin indiqué qu’il voyagerait « dans les prochains jours » aux États-Unis – à Miami et New York – puis en Israël, mais des déplacements à titre privé, avant sa prise de fonction le 10 décembre.

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