La Russie échoue à revenir au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

La Russie a échoué mardi à regagner un siège au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, dont elle avait été écartée après son invasion de l’Ukraine, recueillant toutefois 83 voix sur les 193 États membres des Nations unies.

L’Assemblée générale de l’ONU renouvelait mardi, pour la période 2024-2026, 15 des 47 membres de ce Conseil qui siège à Genève.

Alors que les États sont répartis par grande région, chaque groupe régional pré-sélectionne en général ses candidats approuvés ensuite sans difficulté par l’Assemblée générale.

Mais cette année, deux groupes comptaient plus de candidats que de sièges : l’Amérique latine (Brésil, Cuba, République dominicaine et Pérou, candidats pour 3 sièges) et l’Europe de l’Est (Albanie, Bulgarie et Russie pour 2 sièges).

Quelques jours après la frappe russe sur le village ukrainien de Groza où 52 personnes ont été tuées, tous les yeux étaient tournés vers la candidature russe.

Avec une certaine inquiétude du côté des Occidentaux en raison d’un vote à bulletins secrets, dans un monde fragmenté où de nombreux pays en développement se lassent de l’attention portée à l’Ukraine.

La Bulgarie et l’Albanie ont finalement été élues, avec respectivement 160 et 123 voix. La Russie a recueilli 83 suffrages.

« Les États membres de l’ONU ont envoyé un signal fort aux autorités russes : un gouvernement responsable d’innombrables crimes de guerre et crimes contre l’humanité n’a pas sa place au Conseil des droits de l’Homme », a commenté Louis Charbonneau, de l’ONG Human Rights Watch.