lundi, mai 27, 2024

A l’ONU, Erdogan s’en prend encore à l’Europe sur les profanations du Coran

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris une nouvelle fois aux pays européens — en premier lieu la Suède — où ont eu lieu des profanations et autodafés de Coran en estimant que ces attaques contre l’islam avaient atteint un niveau « intolérable ».

Un réfugié irakien en Suède, Salwan Momika, a déclenché une vague d’indignations internationales en juin en brûlant et piétinant le Coran devant la plus grande mosquée de Stockholm au premier jour de l’Aïd al-Adha, fête célébrée par les musulmans à travers le monde.

L’Irak a demandé la semaine dernière à la Suède son extradition. Cette dernière a condamné les profanations du Coran mais en soulignant la prévalence de la liberté d’expression et de rassemblement sur son sol.

De son côté, le président Erdogan met depuis des mois la pression sur la Suède pour qu’elle prenne des mesures contre ces profanations, dans un contexte de fortes tensions entre les deux pays: Ankara a fini en juillet, après 14 mois de blocage, par lever son veto à l’adhésion de la Suède à l’Otan. La Turquie reproche à Stockholm une mansuétude supposée envers des militants kurdes réfugiés sur son sol.

Lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président turc a estimé que « le racisme, la xénophobie et l’islamophobie » dans des pays européens qu’il n’a pas cités avaient « atteint un niveau intolérable ».

Accusant « des politiciens populistes de nombreux pays de continuer à jouer avec le feu », M. Erdogan a jugé que « les attaques ignobles en Europe contre le Coran (…) assombrissaient l’avenir » du Vieux continent.

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