Björn Höcke, président du parti d’extrême-droite allemand Alternative für Deutschland (AfD) dans le Land de Thuringe, pourrait bientôt être jugé pour sédition. La Commission Justice du parlement de l’État de Thuringe, où siège M. Höcke, a levé son immunité vendredi.
La Commission répondait ainsi à une requête du parquet de Mühlhausen qui veut inculper le chef du parti pour un message posté sur Telegram l’année dernière. Dans ce message, l’influent membre de l’AfD commente un acte de violence survenu à Ludwigshafen en écrivant que l’auteur de l’acte était peut-être atteint de la « maladie répandue parmi les migrants qui les pousse à crier ‘Allahu Akbar’ ».
Björn Höcke a réagi sur X (anciennement Twitter) en affirmant qu’il était visé parce qu’il avait une « mauvaise opinion » et qu’il « remettait en question la classe dirigeante ».
D’après les membres de la commission du parlement, une condamnation pour sédition est probable. Le député d’extrême-droite a lui-même indiqué sur les réseaux sociaux que son immunité était levée pour la septième fois.
Les membres des parlements régionaux sont en principe protégés contre des poursuites judiciaires. La voie d’un acte d’accusation ne peut être dégagée qu’avec l’approbation d’une commission parlementaire

