Au moins 145 civils ont été sauvagement exécutés par la coalition des rebelles du M23 et des RDF (l’armée régulière rwandaise) dans la nuit du 3 au 4 mai à Kizimba, près de Kitchanga, dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a affirmé jeudi un ministre congolais, cité vendredi par l’agence congolaise de presse (ACP).
« La RDC va exiger des enquêtes sérieuses pour que les auteurs tant matériels qu’intellectuels de la « Shoah » de Kizimba répondent de leurs actes devant la justice », a affirmé le ministre congolais à l’Intégration régionale, Antipas Mbusa Nyamuisi, à l’ouverture des travaux préparatoires du 11e sommet des chefs d’État et de gouvernement signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, à Bujumbura, la capitale burundaise.
M. Mbusa a dénoncé, selon l’ACP (officielle), le « terrorisme rwandais camouflé dans le M23 », une rébellion majoritairement tutsi, soutenue par le Rwanda selon des experts de l’ONU, qui a repris les armes en novembre 2021 après dix ans de sommeil.

